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La Vie immobilière N° 13Paru le samedi 1 décembre 2007 à 00h00

Accession à la propriété à Strasbourg (67)


Moins cher que l'Orangerie ou Robertsau, le quartier de Neudorf offre principalement des deux et trois-pièces. Avis aux primo-accédants.

Que la capitale alsacienne soit désormais à deux heures trente en TGV de Paris n'a pas pour autant boosté le marché immobilier strasbourgeois, réputé pour sa stabilité. Alors qu'au niveau national les prix ont globalement flambé, à Strasbourg la progression est restée constante : de 5 à 10 % par an en moyenne depuis 1995, et autour de 10 % ces dernières années. « Nous n'avons jamais connu de fortes plus-values parce que les prix n'ont jamais été bon marché, explique Gérard Durr, président départemental de la Fnaim. Coincé entre le Rhin et les Vosges, le foncier n'est pas extensible, ce qui explique que nous avons été longtemps parmi les trois premières villes les plus chères de France. »

Chère au départ, Strasbourg a été à l'abri des fortes spéculations et se retrouve aujourd'hui au douzième rang national, avec une moyenne de 2 290 euros le mètre carré dans l'ancien. Le quartier le plus onéreux demeure l'Orangerie, rattrapé cette année par Robertsau, avec un même prix moyen de 2 605 euros le mètre carré. Livrées il y a huit ans, les premières lignes de tramway ont contribué à valoriser de nombreux quartiers traditionnellement moins chers. Neudorf (à ne pas confondre avec Neuhof), situé dans le sud de la ville, en est un bel exemple. A dix minutes de la gare, à cinq des universités et du centre-ville et à deux pas de la place de l'Etoile, Neudorf présente tous les avantages de l'hypercentre pour un prix moyen au mètre carré de 2 126 euros. Un quartier dont le parc immobilier est constitué majoritairement de deux et trois-pièces. « Ce sont surtout les primo-accédants qui recherchent ce type de bien, notamment autour de la place du Marché ou dans les voies perpendiculaires à la rue de Mulhouse, appréciées pour leur calme », explique Valérie Boos, directrice de Century 21 Etoile. Elle vient de vendre un trois-pièces de 68,8 m2 à rafraîchir, situé en étage dans un immeuble des années 1930 rue de Neufeld, pour 149 000 euros, soit 2 165 euros le mètre carré.

Un habitat hétéroclite

Il faut noter qu'à Neudorf l'ancien remonte surtout aux années 1900, avec un bâti de type Art nouveau. Longtemps inondable, la zone s'est édifiée tardivement, à partir de la fin du xixe siècle. Résultat : le choix se fait surtout entre des constructions des années 1900-1930, 1950-1960 et 1980. Un deux-pièces années 1950 de 55 m2 avec balcon et garage est parti pour 120 000 euros (2 181 euros le mètre carré) et un 42 m2 en étage dans un immeuble des années 1980, avec parking et balcon, s'est conclu à 100 000 euros (2 390 euros le mètre carré).

« Les petites surfaces dans des immeubles récents sont plus chères au mètre carré parce qu'elles sont souvent plus proches du quartier de l'Esplanade, et se louent entre 450 et 500 euros par mois », précise Valérie Boos. Si on achète pour louer, on opte pour un deux-pièces, plus rentable ; sinon, on vise un 70 m2 à 150 000 euros au maximum

Alexandra Da Rocha

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