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La Vie immobilière N° 13Paru le samedi 1 décembre 2007 à 00h00

Acheter autour de l'aéroport de Roissy (95)


Dans un marché atypique, les prix de l'immobilier s'envolent. Les bonnes affaires se situent plutôt du côté de Goussainville, plus abordable.

Commune de 2 500 habitants en bordure de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, Roissy-en-France est un gros village qui se caractérise par une quasi-absence de marché immobilier. « Il n'y a pas assez de rotation et les transactions se font rares », explique Nicolas Carabournis, responsable de l'agence Bilberry de Goussainville. Et pour cause : compte tenu du plan d'exposition au bruit, il n'est plus possible de construire dans la ville. Seuls les logements ayant un lien direct avec l'activité de la plate-forme aéroportuaire sont en effet autorisés.

La proximité à tout prix

De fait, c'est uniquement dans l'ancien qu'il est possible d'acheter un logement. Encore faut-il avoir la chance d'en dénicher un car la pénurie ici est manifeste. « Les Roisséens gardent précieusement leur bien car ils savent que l'offre est rare », précise Emmanuelle Bellil, responsable d'une agence Guy Hoquet à Goussainville. Or la demande est très forte. Elle émane surtout des salariés des entreprises de l'aéroport, qui se lèvent tôt et cherchent la proximité à tout prix. Mais aussi des pilotes et des hôtesses de l'air qui aiment avoir un pied-à-terre pour se reposer entre deux vols. Du coup, les petites surfaces se paient le prix fort. « A Roissy, un studio avec box dans une résidence privée et sécurisée se vend 120 000 euros », poursuit le professionnel. Quant aux volumes plus généreux, les valeurs s'envolent, comme pour ce duplex parti à 237 000 euros. Les acheteurs qui ne sont pas guidés par des impératifs d'horaires préfèrent s'éloigner, notamment vers Senlis ou Chantilly, où la gêne due au trafic aérien est faible.

Les opportunités sont plus nombreuses du côté de Goussainville, limitrophe de Roissy. Contrairement à une idée reçue, la ville n'a rien d'une cité- dortoir. « Goussainville est l'une des premières communes de la région parisienne à avoir accueilli des lotissements dans les années 1920, observe Nicolas Carabournis. C'est la raison pour laquelle elle présente un plan quadrillé, un peu à l'américaine. » De fait, les traditionnels pavillons de banlieue sont ici très présents, à des prix très corrects, d'autant que l'offre est supérieure à la demande. Une maison de 100 m2 avec deux chambres vient de se négocier 230 000 euros. Bien moins qu'à Arnouville-lès-Gonesse, par exemple, où ce type d'habitation se vend 300 000 euros

Colette Sabarly

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