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La Vie immobilière N° 2Paru le samedi 11 août 2007 à 00h00

Acheter dans les « villages » à Marseille


Dans ces quartiers très prisés, le marché reste actif et toujours à la hausse. Les deux et trois-pièces se vendent bien. Les studios sont plus rares.

Parmi la centaine de noyaux villageois que compte Marseille, Saint-Barnabé et Saint-Julien figurent, sans conteste, au rang des plus appréciés. Il est vrai que ces quartiers sont très vivants et commerçants. Leur attrait est renforcé par l'arrivée prochaine du tramway, prévue en 2007, et de la L2, rocade dont le tracé devrait améliorer les dessertes, déjà efficaces. Tous ces éléments contribuent au dynamisme de l'activité immobilière et à une hausse persistante des prix. Pour acquérir un trois-pièces dans une résidence de bon standing, il faut compter environ 220 000 euros, mais les prix peuvent flamber pour des biens plus exceptionnels. En témoigne ce deux-pièces de 45 m2, avec 20 m2 de terrasse, vendu à 205 000 euros. Il s'agissait toutefois d'un appartement neuf, construit il y a plus de cinq ans mais jamais habité. Les petites surfaces ne sont pas légion. « Les studios font l'objet d'une demande énorme de la part des investisseurs qui, me semble-t-il, visent un patrimoine de qualité plutôt que la rentabilité, explique Michaël Leos, responsable de l'agence ERA Saint-Barnabé.Mais, dans notre agence, le studio représente un bien sur quinze. » Résultat, si le prix de départ est inférieur à 100 000 euros, il peut facilement se négocier 120 000 à 130 000 euros.

Des maisons abordables à la Blancarde

Pour les budgets plus modestes, c'est en périphérie de Saint-Barnabé qu'il faut chercher, notamment dans les quartiers où se trouvent nombre de constructions datant des années 1970-1980. Du côté de la cité Py, par exemple, où les trois-pièces s'échangent autour de 150 000 euros, un peu plus dans des résidences comme les Pervenches ou les Espérides. Un trois-pièces s'y vend de 150 000 à 160 000 euros selon son état et peut atteindre 175 000 euros s'il se situe aux étages les plus bas. En effet, ces immeubles ne sont pas équipés d'ascenseur. Dans la résidence La Provence, un trois-pièces se négocie en moyenne à 170 000 euros, un quatre-pièces à 235 000 euros et un cinq-pièces autour de 250 000 euros.

Mais ce que convoitent le plus les Marseillais, ce sont les immeubles début 1900 que l'on peut dénicher rue du Docteur-Cauvin ou boulevard des Alpes. Un trois-pièces de 55 m2 s'y commercialise entre 170 000 et 180 000 euros. Quant aux maisons de ville, elles dépassent allégrement les 250 000 euros. Mais, en allant vers la Blancarde, quartier moins recherchés, les prix chutent. Une maison de ville de 80 m2 avec 50 m2 de jardin peut se négocier autour de 240 000 euros. « Il y a une barrière psychologique à la Blancarde parce que c'est à la limite des 12e et 4e arrondissements, ce qui fait baisser la cote », souligne Michaël Leos. A Saint-Julien, village tout aussi typique que Saint-Barnabé, les prix sont assez similaires. A condition de s'éloigner de l'avenue Fernandel...

Colette Sabarly

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