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La Vie immobilière N° 16Paru le mardi 1 avril 2008 à 00h00

Aix-en-Provence (13) Trois-pièces à saisir


Si le marché du neuf reste trop cher, les prix des petites surfaces dans l'ancien se tassent, et plus encore dès qu'on s'éloigne du centre.

Les prix ont explosé à Aix-en-Provence ces cinq dernières années, mais la fête est finie. La cité qui vit grandir Cézanne et Zola, magnifiquement située, à deux pas des sommets enneigés et de la Grande Bleue, voit aujourd'hui ses prix cantonnés de 3 000 à 4 000 euros le mètre carré. Au-delà, difficile de trouver un acheteur ! Sauf s'il s'agit d'un produit exceptionnel ou de charme, mais trop de vendeurs surestiment la valeur de leur bien. Les professionnels ironisent et parlent d'un « complexe de la bastide pour une maison en parpaings ».

Joachim Fuentes, patron de Drujon Immobilier, donne le ton : « Le marché est moins spéculatif. Nous travaillons davantage avec la demande locale, véritable régulateur. Le secteur dynamique concerne essentiellement les biens inférieurs à 400 000 euros. » La responsable de l'agence Guy Hoquet, Agnès Berkowicz, ajoute : « Sur Aix, le nombre de transactions entre 250 000 et 500 000 euros a baissé. Dans cette tranche, des négociations importantes sont observées. Ainsi, dans le quartier Solari, dans le nord de la ville, un T4 de 75 m2 proposé 289 000 euros est finalement parti à 250 000 euros. » C'est la demande des jeunes couples qui soutient le marché : « Les trente à quarante ans sont prêts à acheter un appartement entre 250 000 et 300 000 euros, le plus souvent avec un apport et une durée de crédit qui s'allonge jusqu'à quarante annuités. Du coup, cela freine la baisse des prix », note Marie-Laure Satta, conseillère chez Courtimmo.

Au-delà de 450 000 euros, « les produits type maisons de ville ou appartements avec terrasse se vendent bien. Les délais de vente, compris entre trois et six mois, s'allongent », explique-t-on chez Guy Hoquet.

295 000 euros pour 72 m2 en centre-ville

Plus raisonnables, « les T3 et petits T4, compris entre 3 800 et 4 000 euros le mètre carré, partent vite, rapporte Jean-Yves Simon, patron de l'Immobilière Pierres de Provence. En quelques semaines, nous avons cédé pour 295 000 euros un trois- pièces de 72 m2 dans un immeuble des années 1970 en bel état, à quinze minutes du coeur historique. » Certains quatre ou cinq-pièces du vieux centre-ville se négocient moins cher. Franck Petit, directeur de l'agence Solari, a vendu un bel appartement de 96 m2, près de la mairie à seulement 300 000 euros, mais avec 40 000 euros de travaux.

Franck Petit est aussi l'un des rares professionnels à ne pas dédaigner le marché du neuf : « Nous proposons de bons produits, notamment en Vefa (vente en état futur d'achèvement). Il s'agit de villas neuves sur la commune de Puyricard, dans la banlieue d'Aix, dans une fourchette allant de 350 000 à 400 000 euros. »

Egalement prisées, les maisons individuelles en périphérie et, mieux encore, les terrains à bâtir : « Leur rareté provoque une envolée des prix. Il faut compter environ 300 000 euros pour une petite parcelle en centre-ville et plus de 400 000 euros pour des superficies de 2 500 m2 situées dans des parties prisées telles que le Tholonet ou Puyricard », témoigne Joachim Fuentes.

Quant à l'investissement locatif, il n'offre une bonne rentabilité que pour les studettes d'étudiants. Les baux commerciaux, eux, subissent une mauvaise conjoncture économique. Enfin, Aix souffre d'un handicap majeur, unanimement dénoncé, le bruit, celui du noeud autoroutier qui enserre la cité !

Gilles Naudy

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