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La Vie immobilière N° 15Paru le samedi 1 mars 2008 à 00h00

Annecy (74) Le charme de la vieille ville


Coquette et active, la Petite Venise savoyarde joue les séductrices. Et les prix de l'immobilier sont à l'image des sommets qui l'entourent.

Ville touristique, Annecy est aussi très dynamique grâce aux nombreuses entreprises qu'elle a su attirer. De fait, si la population reste à peu près stable depuis une trentaine d'années, (51 000 habitants), celle de l'agglomération (treize communes) atteint 135 000 âmes. Un environnement porteur pour l'immobilier malgré la hausse des prix des dernières années. Une progression liée en grande partie à la rareté de l'offre et à une demande qui reste forte, tant de la part de la population locale que de celle des amateurs de montagne séduits par la proximité des stations de Haute-Savoie. Et l'ouverture prochaine de l'A41 entre Annecy et Genève devrait soutenir la demande.

Le vieil Annecy, avec son château et ses rues piétonnes, et le centre-ville bénéficient d'une cote d'amour indiscutable malgré un habitat pas toujours à l'image des superbes façades anciennes qu'ils accueillent. Les prix y sont élevés : de 3 000 à 6 000 euros le mètre carré. Plus encore du côté de la verte avenue d'Albigny, qui bat tous les records. Ici, la vue sur le lac se négocie très cher. En première ligne, les appartements de standing les plus proches du centre valent entre 6 000 et 8 500 euros le mètre carré dès lors qu'ils sont en bon état, un peu moins s'ils nécessitent des travaux (5 000 euros). Et lorsqu'ils sont en retrait, il faut tout de même compter de 4 500 à 6 500 euros. « Un appartement de 80 m2 dans les beaux quartiers se négocie 500 000 euros, alors que dans des quartiers moins proches du lac il se vendra 420 000 euros », résume Franklin Vallat, de l'agence du même nom. Des prix qui font fuir les jeunes cadres à la recherche d'appartements familiaux. Et, davantage encore, les primo-accédants.

Nouveaux programmes

Consciente du problème, la ville se met en quatre pour dégager du foncier. Plusieurs programmes sortent de terre : dans le secteur de la Mandallaz, le long des rives du Thiou, sur une ancienne friche industrielle, une opération de 172 logements avec des bureaux et des commerces a vu le jour, complétée par le Clos Jacquin, qui en prévoit 119 en accession. Le quartier Courrier s'est également doté de nouveaux appartements, d'un complexe cinématographique, de bureaux et d'un parking de 800 places. L'ancienne caserne Galbert fait aussi l'objet de toutes les attentions : là, 450 logements devraient être construits. Bouwfonds Marignan y commercialise une petite résidence de 23 appartements dont une dizaine reste à vendre. Un quatre-pièces de 67 m2 se vend 300 000 euros et un quatre-pièces de 102 m2 480 000 euros.

A ce niveau de prix, les Anneciens se tournent vers la périphérie. Comme à Villaz, où un appartement de 68 m2 avec garage vient de se vendre pour 220 000 euros. A Epagny, un autre de 75 m2 s'est négocié 285 000 euros.

Quant aux maisons, compter de 300 000 à 500 000 euros pour une villa sans trop de prétention. A Poisy, une habitation de 82 m2 est partie à 285 000 euros. A Villaz ou à La Balme-de-Sillingy, compter plutôt entre 450 000 et 500 000 euros. Mais à Veyrier-du-Lac, village le plus coté des abords d'Annecy, les prix s'envolent allégrement au-delà de 500 000 euros

Colette Sabarly

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