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La Vie immobilière N° 16Paru le mardi 1 avril 2008 à 00h00

Asnières-sur-Seine (92) Demande soutenue


Les prix baissent peu dans cette ville des Hauts-de-Seine. La demande se concentre sur les appartements du centre-ville et près des gares.

Asnières-sur-Seine n'est plus la ville aux berges bucoliques peintes par Seurat dans Une baignade à Asnières. Sur ces mêmes rives a surgi une forêt d'immeubles à l'architecture décousue, résultat d'un demi-siècle d'urbanisation débridée. Les acheteurs se sont manifestés massivement à partir des années 2000. « En huit ans, les prix au mètre carré ont été multipliés par deux, mais aujourd'hui nous ne constatons plus d'augmentation significative », constate Thierry Pruneau, directeur de l'agence AEC Immobilier. « Des sommets ont été atteints, puis cela s'est tassé. Les prix sont même en légère baisse pour les produits les plus courants. En revanche, pour ceux destinés à l'investissement locatif, les tarifs se tiennent assez bien », assure Manuel Abrantes, patron de l'agence RSA Immobilier, qui ajoute : « Des petites surfaces, exclusivement dans du neuf et dans les plus beaux quartiers, se vendent jusqu'à 6 000 euros le mètre carré. Malheureusement, les terrains sont rares. » Evelyne Bersoux, négociatrice au cabinet Durand, donne un avis un peu différent : « Pour les T2 et T3, les clients proposent des offres inférieures de 10 à 15 % aux tarifs affichés, mais les vendeurs ne sont pas encore prêts à les accepter. » Elle estime que « les beaux immeubles anciens en pierre de taille ou en brique se négocient entre 4 300 et 4 800 euros le mètre carré, les semi-récents se paient entre 4 000 et 4 500 euros et les belles constructions récentes peuvent atteindre 5 600 à 6 000 euros ».

Trois territoires

Aujourd'hui, les professionnels de l'immobilier découpent Asnières en trois grands territoires. Le plus recherché regroupe les habitations situées autour de la mairie et des gares et dont les prix caracolent entre 5 000 et 6 000 euros le mètre carré. « En cinq jours, j'ai vendu, avenue de la Marne, un quatre-pièces de 76 m2 412 000 euros », se félicite Laurent Garofalo, responsable de l'agence Bourse de l'Immobilier. Manuel Abrantes dit avoir cédé « un quatre-pièces de 75 m2 pour 360 000 euros dans un immeuble de 1968, situé dans un très bon quartier du côté de la rue de la Sablière, entre les gares d'Asnières et de Bécon ». Même ici, la tendance est à la baisse.

Le deuxième grand territoire, celui du quartier dit des Bourguignons, près de la place Voltaire et des deux futures stations de métro (ligne 13, fin 2008), offre des prix plus raisonnables (de 4 000 à 5 000 euros le mètre carré). « C'est un quartier qui change, avec de nouveaux équipements, des parcs et bientôt le métro », estime Laurent Garofalo. Mais acheteurs et agents immobiliers ne semblent pas se presser au portillon.

Quant au troisième territoire d'Asnières, le quartier nord, dit des Quatre-Routes, il est moins recherché, concentrant près de la moitié de logements sociaux. Les prix n'y excèdent guère 3 000 à 3 500 euros le mètre carré, sauf pour les beaux immeubles (4 800 euros). On peut cependant y faire de bonnes affaires, à condition d'accepter d'être loin du centre. RSA Immobilier y a vendu une petite maison en brique des années 1930 de 70 m2 avec un jardin de 80 m2 pour 400 000 euros, « en parfait état » !

Gilles Naudy

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