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La Vie immobilière N° 14Paru le vendredi 1 février 2008 à 00h00

Attentisme des gérants pour 2008


Les gérants qui ont limité les dégâts l'an dernier ne comptent pas changer de stratégie.

Paradoxe. Le meilleur de la catégorie en 2007 - le tracker ETF DJ Stoxx 600 Construction & Materials - doit son classement à son univers d'investissement... décorrélé de l'immobilier ! Le deuxième du classement, CNP Assur Pierre, est d'ailleurs dans une situation similaire puisqu'il ne consacre que 40 % de son portefeuille à ce secteur. Il est vrai qu'en l'espace d'un an les valorisations des foncières ont fondu. La hausse des taux d'intérêt et la crise des subprimes qui s'est propagée aux banques en Europe sont à l'origine de cette chute. Pour résister, outre le pilotage mené par MAM Actions (voir interview ci-contre), les gérants ont privilégié des foncières affichant des bilans sains ou ont joué la carte de la diversification. C'est le cas de Christine Tricaud, de Foncier Investissement, qui doit la bonne résistance de son fonds à des investissements dans l'hôtellerie, les maisons de retraite... et à un choix de valeurs de qualité. Quant aux liquidités, elles n'ont pas excédé 9 %. Pour un fonds comme BMM Pierre Capitalisation, en revanche, le cash a pu représenter 20 % du portefeuille. En bas de tableau figurent les fonds indiciels composés des foncières ayant particulièrement souffert. Exemple : Balzac Real Estate Europ Index perd 33,3 % ! A noter aussi la présence de fonds gérés activement comme SGAM Invest Secteur Immobilier (- 0,11 %). Mais cette baisse s'explique par des investissements en Grande-Bretagne, un marché très touché par la crise financière, avec un indice Footsie Real Estate 350 de - 43,5 % en 2007.

Manque de visibilité

Et pour 2008 ? Paradoxalement, il existe de réelles opportunités compte tenu de la forte décote affichée désormais par certains titres. Mais la méfiance reste de mise en attendant fin janvier des chiffres clés portant sur les actifs nets réévalués des sociétés. La tenue des valeurs immobilières va aussi dépendre d'une situation économique mondiale très incertaine. En cas de récession aux Etats-Unis, notamment, et d'un ralentissement de l'activité auquel n'échappera pas l'Europe, on peut craindre que l'immobilier de bureau soit touché, alors que les taux de vacance ont été remarquablement faibles en 2007 (4,6 %). Même risque du côté des entrepôts, des locaux d'activités, etc. Dans ce cas, la baisse ne serait pas encore achevée. A l'inverse, en cas de bonnes nouvelles venues d'outre-Atlantique, la situation serait nettement meilleure, mais pas avant le second semestre 2008. Mieux vaut donc attendre avant de réinvestir

Jean-François Tardiveau

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