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La Vie immobilière N° 7Paru le mardi 1 mai 2007 à 00h00

Au vert près de Besançon (25)


Difficile de trouver une maison à moins de 250 000 euros près de la jolie ville de Besançon, portée par les projets de TGV. Mais en s'éloignant un peu de l'agglomération, les affaires reviennent.

Mais pourquoi les prix montent-ils donc si vite à Besançon ? Aux confins de l'Alsace, de la Bourgogne et de la région Rhône-Alpes, la Franche-Comté semble une destination lointaine. Pourtant, ses 230 kilomètres de frontière commune avec la Suisse favorisent également son ouverture sur les marchés allemand et italien et lui confèrent un véritable rôle de carrefour européen. Grâce à une excellente desserte SNCF, sa préfecture est aujourd'hui à seulement deux heures quarante de Paris en TGV et, à partir de 2012, à moins de deux heures.

400 000 euros pour une maison intra-muros !

Juchée sur un éperon rocheux surmonté par la citadelle édifiée par Vauban, Besançon, 200 000 habitants, est la première ville verte de France. Avec son réseau fluide de transports en commun, ses 2 000 hectares de forêts et ses 400 hectares de jardins, elle caracole souvent en tête des agglomérations les plus recherchées en terme de qualité de vie.

Le tissu universitaire et scientifique constitue un autre atout. Trois établissements réputés - l'université de Franche-Comté, l'université de technologie de Belfort-Montbéliard et l'Ecole nationale de mécanique et des microtechniques - ont favorisé l'implantation de laboratoires de recherche (CNRS, Institut national de la santé et de la recherche médicale, centre de transfert des microtechniques et nanotechnologies), attirant de fait des.jeunes entreprises. Autant dire que chercher un bien immobilier en centre-ville relève du parcours du combattant. « Quand les Parisiens arrivent ici, ils n'en reviennent pas, relève Henri Puvelan, de l'agence Battant Immobilier. Pour une maison de ville, il faut débourser entre 350 000 et 400 000 euros. Il y a cinq ans, les budgets ne dépassaient pas 300 000 euros. Nous avons rattrapé le niveau de Dijon, capitale de la Bourgogne. »

Du neuf avec le Borloo ou le Robien

Les candidats à l'acquisition n'hésitent donc plus à s'éloigner pour dénicher la belle affaire dans un environnement préservé, entouré de bois, de lacs et d'étangs. « Pour se loger dans une maison en bon état, avec un budget de 200 000 à 250 000 euros, il faut se résigner à quitter Besançon, atteste Philippe Forestier, directeur de l'agence Eurimmo à Frasnes. A quinze minutes de voiture, vers Valdahon et Saint-Vit, ou encore à Pouilly-les-Vignes, où l'on peut trouver une habitation avec une parcelle de 1 000 m2 à 260 000 euros. » Autre exemple, à Rigney, où une maison de village entièrement rénovée sur un terrain arboré de 900 m2 est partie pour 205 000 euros.

D'une façon générale, les communes situées entre dix et vingt minutes de la future gare TGV d'Auxon-Dessous devraient tirer leur épingle du jeu de cette expansion bien contrôlée. Nombre d'investisseurs qui y achètent des maisons neuves dans le cadre des dispositifs « Robien » ou « Borloo » en font d'ailleurs le pari. Ainsi, dans le secteur d'Avanes, une maison s'est vendue 203 000 euros. Le même type de produit est pour l'heure disponible à Devecey, près de Cussey-sur-l'Ognon. Les maisons de 117 m2 sur 700 m2 de terrain y sont proposées au prix de 227 000 euros

Pierre Mondrian

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