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Avis d'expertsAvis d'expertsmercredi 27 octobre 2010 à 17h01

Les investisseurs institutionnels se méfient du logement


Hervé Parent

Biographie Hervé Parent est consultant, spécialiste du marketing immobilier. Auteur de l’ouvrage Le Marketing de l’Immobilier, Dunod. Gérant du cabinet de conseils HP Conseils, il effectue de nombreuses missions dans le secteur de l’immobilier. Fondateur du salon RENT- Real Estate & New Technologies, le salon ...Lire la suite

Le logement est en crise : trop peu de logements, trop chers, souvent mal adaptés et mal localisés ! Une des raisons (c’est loin d’être la seule !) est l’absence, en France, d’un des grands acteurs du secteur, les investisseurs institutionnels qui traditionnellement proposaient à la location un grand nombre de logements, souvent de qualité et dans des bonnes conditions locatives.

Les investisseurs institutionnels, compagnies d’assurance, caisses de retraite, mais aussi sociétés foncières cotées en Bourse ou non, allouaient normalement de 10% à 15% de leur portefeuille au logement. Ce chiffre est aujourd’hui tombé à 3% et il continue de baisser. Ce sont des dizaines de milliers de logements qui manquent à l’appel.

La faible rentabilité du logement en est la raison, mais pas uniquement

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Prix d’acquisition élevés et loyers contraints aboutissent à une rentabilité locative de l’ordre de 3% pour le logement avec, aujourd’hui, peu d’espoir de revalorisation importante du prix de l’immeuble. En Allemagne, certains investisseurs institutionnels français affichent une rentabilité locative proche de 8% pour leur patrimoine logement. En France, l’immobilier d’entreprises (bureaux, entrepôts, commerces…) était à 8% avant la crise et est à 5% actuellement. Sur ces bases, depuis vingt ans, les institutionnels ont arbitré leur patrimoine logement en faveur du bureau.

Les investisseurs avancent également une autre raison : l’ensemble du dispositif législatif est peu favorable, voir franchement hostile, aux bailleurs. Le meilleur exemple, le pire selon certains, est la loi Aurillac du 13 juin 2006 sur la vente « «à la découpe », loi votée sous une certaine émotion médiatique, qui prive les investisseurs d’une possibilité de rentabiliser leur patrimoine, et donc accélère leur désengagement.

Va-t-on vers un retour des investisseurs vers le logement ?

On a pu penser que la crise financière de 2008, qui a apporté de fortes incertitudes sur la rentabilité future de nombres de placements, pouvait donner à la « Pierre » un regain de faveur, notamment pour se protéger contre une inflation dont le retour est considéré comme une évidence par certains économistes. Les investisseurs, qui ont débattu lors du colloque de l’IEIF du 19 octobre 2010, ont répondu clairement que les conditions législatives, fiscales, la faible rentabilité et surtout des prix d’acquisition trop élevés étaient des freins durables à un retour vers le logement.

Hervé Parent - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 28/10/2010 à 10:35 par concept.groupe

    LES PRIX D'ACQUISITION DEPENDENT DU PRIX DE REVIENT ET LE COUT DE CONSTRUCTION N'A CESSE D'AUGMENTER DE PAR LES CONTRAINTES IMPOSEES PAR LES REGLES RT2005 et MAINTENANT LE BBC , LES REGLES HANDICAPEES QUI AMENE A AUGMENTER LA SURFACE DES LOGEMENTS ET DONC LE PRIX;
    LA QUESTION QU'IL FAUT SE POSER EST , LES LOGEMENTS ACTUELLEMMENT CONCUS SONT TROP NORMALISES ET TROP PERFORMANT CELA A UN COUT ET TOUT LE MONDE NE POURRAT PAS ACQUERIR CE TYPE DE LOGEMENT


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