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Avis d'expertsAvis d'expertsjeudi 27 octobre 2016 à 11h19

Qualité à agir en procédure et vente en cours de procès


Jean de Valon

Biographie Jean de VALON est avocat spécialisé en droit immobilier. Il exerce, à Marseille, comme associé au sein du cabinet d’avocats VALON & PONTIER cabinet conseil notamment de syndics de copropriété, agents immobiliers ou sociétés immobilières. Il anime aussi un blog comportant une actualité jurisprudent ...Lire la suite

Jean Valon, avocat chez Valon et Pontier, répond à la question: Que se passe-t-il dans un procès en annulation d’assemblée générale et en remise en état des lieux si l’une des parties vend ses lots ?

L’article 31 du code de procédure civile dispose que "l'action est ouverte à tous ceux qui ont un intérêt légitime au succès ou au rejet d'une prétention, sous réserve des cas dans lesquels la loi attribue le droit d'agir aux seules personnes qu'elle qualifie pour élever ou combattre une prétention, ou pour défendre un intérêt déterminé".

L’article 32 du code de procédure dispose "qu’est irrecevable toute prétention émise par ou contre une personne dépourvue du droit d’agir".

Pour agir en justice, il faut y avoir intérêt et qualité. Prenons maintenant l’hypothèse d’un copropriétaire qui assigne un syndicat des copropriétaires en annulation de deux décisions d’assemblée générale ayant approuvé les travaux réalisés sur deux lots et autorisé la cession d’un dégagement partie communes, ainsi que les propriétaires des deux lots en remise en état des lieux.

Droit d’intervenir physiquement

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Type de bien :

En cours de procédure les deux copropriétaires vendent leurs biens et une cour d’appel déclare le demandeur irrecevable à leur encontre puisqu’ils ont perdu tout droit d’intervenir physiquement.

La Cour de cassation, dans un arrêt du 23 juin 2016 (15-17322) cependant retient que l’intérêt à agir s’apprécie au jour de la demande en justice et, en l’espèce, la vente est intervenue pendant le cours de la procédure, les propriétaires en question s’étant engagés à supporter les frais de remise en état si elle était ordonnée.

De ce fait c’est à bon droit que l’action pouvait être poursuivie contre les copropriétaires ayant vendu qui restaient toujours concernés.

Jean de Valon - ©2016 LaVieImmo
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