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Avis d'expertsAvis d'expertslundi 20 février 2012 à 09h09

Tout savoir sur l'assurance – 4ème partie : L'assurance perte d'emploi


Joël Boumendil

Biographie Joël Boumendil débute sa carrière dans le secteur du courtage en immobilier en 1987. Après avoir évolué au sein de plusieurs fonctions et s’être forgé une expérience professionnelle solide, il décide de fonder le groupe ACE en 1995. En 2008, Joël Boumendil donne une nouvelle impulsion à ACE en lança ...Lire la suite

Le chômage fait partie des risques potentiels à prendre en compte lors de toute souscription de crédit. L’éventualité de la perte d’un emploi au cours d’une période de 10, 15 ou 20 ans n’est pas négligeable. Encore une fois, l’intitulé est clair, cette assurance est destinée à couvrir vos remboursements, dans le cas où vous vous retrouveriez dans cette situation.

Une définition à surveiller

Il s’agit de bien faire la différence entre une assurance perte d’emploi réelle et un simple report d’échéance : - Le report d’échéance : en cas de chômage, vous ne payez rien, mais vos remboursements sont seulement mis en attente et reportés en fin de crédit. - La prise en charge des mensualités : une assurance perte d’emploi au sens stricte couvre vos mensualités pendant votre période de chômage, c’est-à-dire qu’elle les paye à votre place. Cette solution est en revanche plus onéreuse qu’un report d’échéance, puisqu’il faut compter en moyenne environ 0,30% du capital emprunté. - Les contrats « perte de ressources » : en cas de chômage, l’assurance couvre la différence entre les indemnités versées par Pôle Emploi et le salaire que vous perceviez lors de votre précédent emploi. C’est donc un bon moyen de garder une situation stable en cas de coup dur.

Les bénéficiaires

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Tout comme pour l’assurance décès et invalidité permanente et l’assurance incapacité temporaire de travail, cette assurance n’est pas ouverte à tout le monde. Aujourd’hui, tous les contrats ont adopté la même définition : la garantie est ouverte aux salariés actifs depuis au moins 6 ou 12 mois chez le même employeur, en CDI et qui sont susceptibles de bénéficier des allocations Pôle Emploi.

Ainsi, sont exclus ceux qui en ont souvent le plus besoin : les CDD, les intérimaires ou encore les indépendants. Les personnes en période d’essai, en préavis de licenciement ou de préretraite, les salariés licenciés pour faute grave ou démissionnaires et dans certains contrats les salariés âgés de plus de 55 ans.

Délais de carence et de franchise

Encore une fois, il faut faire attention à ces deux délais, au cours desquels vous n’êtes pas couvert par l’assurance. Le délai de carence pour cette assurance est en général de 6 mois, mais peut monter à 9, voire 12 mois dans le cadre de certains contrats. La période de franchise commence, soit dès le début de l’indemnisation par Pôle Emploi, soit dès la date de licenciement, et sa durée moyenne est de 90 jours.

Les limites de la garantie

Il faut savoir que cette assurance comporte certaines limites, et pas des moindres. En effet, elle ne vous couvrira pas sur une longue période. En général, cette assurance couvre plutôt un nombre limité de mensualités, entre 36 à 54 en général, réparties sur deux ou trois périodes de chômage de 12 à 18 mois maximum !

Par ailleurs, le montant pris en charge par l’assurance ne couvre pas toujours l’intégralité des mensualités de votre crédit : entre 50% et 80% maximum du montant est dédommagé suivant le type de contrat.

Sachez enfin, que vous pouvez résilier votre assurance seulement après un an de cotisation. Il ne sera alors plus possible d’y souscrire de nouveau.

Faut-il souscrire ?

Au vu des contraintes que représentent les conditions d’une assurance perte d’emploi, on peut légitimement se poser quelques questions avant de souscrire : votre situation l’exige-t- elle? En effet, l’assurance perte d’emploi n’est pas l’antidote parfait aux pertes de revenus consécutives à un licenciement et n’a pas la prétention de se substituer aux organismes d’Etat et encore moins de jouer un rôle d’assistance. Elle doit être envisagée seulement si vous faites partie des populations à risque et si vous la considérez comme une petite sécurité temporaire.

Veillez également bien à lire toutes les clauses du contrat, aussi long soit-il, car les assureurs ont, dans le cadre de cette assurance, une définition très personnelle de la perte d’emploi. Enfin, dans le doute, n’hésitez pas à faire appel à un courtier qui pourra vous conseiller sur le meilleur choix qui s’impose.

Joël Boumendil - ©2016 LaVieImmo
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