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La Vie immobilière N° 15Paru le samedi 1 mars 2008 à 00h00

Biarritz (64) Une villa en front de mer


Au-delà de sa réputation de station chic, la ville attire aujourd'hui une population de néoretraités qui maintient les prix à la hausse.

Depuis qu'au milieu du xixe siècle l'impératrice Eugénie y prit ses habitudes estivales, entraînant avec elle toute la cour impériale, Biarritz est devenue sans conteste l'une des stations balnéaires les plus huppées de la côte atlantique. Et si elle a perdu son ancien statut de lieu de rendez-vous des têtes couronnées européennes, elle reste néanmoins très prisée de la haute bourgeoisie. Et pas uniquement l'été. Car, loin des clichés qui collent habituellement à la peau de ce genre de ville, Biarritz reste vivante toute l'année, essentiellement grâce à la présence toujours plus nombreuse de néoretraités qui viennent de la France entière pour profiter de son charme, de son climat et des nombreux golfs environnants...

1 million d'euros

Ce succès maintient les prix de l'immobilier à des niveaux très élevés. Il est par exemple très difficile de trouver à Biarritz une maison à moins de 500 000 euros, et les biens tournant autour du million et davantage y sont monnaie courante. « Ici, pour beaucoup de clients, la recherche d'un logement représente aussi la quête de la maison de leurs rêves. A tel point que certains finissent par renoncer après deux à trois ans de recherches infructueuses », lance ainsi Catherine Thomine-Desmazures, de l'agence Emile-Garcin, pour expliquer les caractéristiques du marché.

C'est bien sûr particulièrement vrai pour les biens situés en front de mer, entre le phare et la Côte des Basques, là où la demande est la plus forte, nonobstant une offre limitée. « Cet endroit recèle des produits véritablement magiques », note Daniel Iribarren, de BTZ Immobilier. Essentiellement par la vue qu'ils proposent. Et aucun sacrifice n'est trop grand pour y accéder. Ainsi, certaines maisons, pourtant menacées par l'effondrement de la falaise, trouvent preneur à des prix exorbitants. Comme une magnifique villa de style Art déco sur les hauteurs du quartier Miramar, surplombant l'hôtel du Palais, adjugée il y a quelques mois pas loin de 3 millions d'euros, sous réserve de travaux d'étayage nécessaires pour consolider la falaise, évalués à 800 000 euros ! Un niveau de prix que l'on retrouve aussi un peu plus au nord, dans le quartier de Chiberta, sur la commune voisine d'Anglet, pour des biens situés entre l'océan et le boulevard des Plages.

En revanche, dès que l'on s'éloigne un peu de la mer, les tarifs, évidemment, se calment. Mais dans les quartiers les plus cotés du centre, comme Saint-Charles, Clemenceau, Jardin-Public ou les Halles, ils restent conséquents. Surtout lorsqu'ils offrent de beaux volumes. Exemple, cette maison de 280 m², agrémentée d'un minuscule jardin de 200 m², récemment vendue 1,2 million d'euros ! En revanche, passé la limite du tout-à-pied, c'est-à-dire au-delà de la gare du Midi ou de la médiathèque, la fièvre retombe largement. « Les moins fortunés se rabattent sur les hauteurs de Saint-Charles, le Parc-d'Hiver ou le quartier Saint-Martin, où les prix se rapprochent de ceux que l'on peut trouver ailleurs sur la côte basque », remarque Thierry Meriadec de Byans, de l'agence Aïgdi Biarritz Immobilier. Ainsi, une maison néobasque de belle facture datant de la première moitié du xxe siècle, d'une surface de 270 m², avec piscine et jardin de 1 000 m², est dernièrement partie à 780 000 euros

Frank Audonnet

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