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La Vie immobilière N° 19Paru le mardi 1 juillet 2008 à 00h00

Bordeaux (33) Miser sur Mériadeck-Ornano


Longtemps critiqué pour ses barres caractéristiques des années 1960, le quartier s'offre une nouvelle jeunesse. Et compte bien faire revenir les investisseurs.

Le poumon administratif de Bordeaux, avec 270 000 m2 de bureaux et 14 000 emplois d'un côté et 800 logements pour 2 500 habitants de l'autre, est en quête d'identité. Bétonné, considéré par beaucoup comme une verrue dans la ville, c'est promis, le quartier va faire l'objet d'une vaste réhabilitation. Objectif : établir de meilleures liaisons entre les rez-de-rue et la dalle surélevée avec son vaste jardin entouré d'immeubles laissé en jachère.

En attendant, les transactions souffrent de l'absence d'image positive du quartier. « Mériadeck est difficile à travailler. Les prix au mètre carré y sont entre 5 et 10 % moins élevés que dans les autres secteurs de Bordeaux », confesse Jean-Marie Duffoire, directeur de l'agence Argus Immobilier. Et pourtant, l'offre est abondante pour tous types de biens. Un T4 de 87 m2 climatisé, doté de deux grands balcons, sur les Terrasses Front du Médoc, au quatrième étage d'un immeuble des années 1980, proposé à 220 000 euros, est parti à 200 000 euros en octobre dernier, après être resté quatre mois à l'agence. Finalement, c'est un locataire de l'immeuble qui s'est porté acquéreur.

Echoppes et maisons

Quelques rues plus loin, entre le palais de justice et les boulevards, les échoppes, habitations typiques des ouvriers et artisans, partent comme des petits pains. Il faut compter ici entre 2 500 et 2 800 euros le mètre carré rénové. « On est à dix minutes à pied de la place Gambetta. Le stationnement est gratuit et le tram tout proche », note Julien Lagriffoul, directeur de l'agence ERA d'Ornano. Ainsi, rue Jean-Renaud-Dandicolle, une échoppe en pierre de 65 m2 avec un minuscule jardin de 40 m2 s'est vendue 162 000 euros. La décoration était à revoir, ainsi que l'électricité. Rue Manon-Cormier, une autre de 85 m2 avec une cour de 40 m² a trouvé preneur à 224 500 euros. Dans la même rue, une bâtisse de 100 m² avec 80 m2 de jardin, entièrement rénovée, avec deux chambres, un grand salon-salle de séjour et un bureau, est partie à 300 000 euros.

Toujours dans le même secteur, rue François-de-Sourdis, une maison en pierre de 140 m2 avec un jardinet de 35 m2 a trouvé preneur pour 265 000 euros. Elle offrait de belles prestations, parquets et cheminées. Il fallait tout de même prévoir des travaux d'électricité et de toiture. Rue Sainte-Cécile, un appartement de 65 m2 situé au quatrième et dernier étage d'une très belle résidence datant des années 1980, avec un cellier, un balcon et une place de parking, s'est négocié 210 000 euros.

La rénovation entreprise par la municipalité devrait encourager les investisseurs à revenir dans ce quartier, qui attire de plus en plus de jeunes couples et d'étudiants. Rue de Pessac, un immeuble de 180 m2 habitables à réhabiliter, partagé en cinq appartements (du studio au T2), vient de changer de mains pour 250 000 euros. L'acquéreur pourra compter sur un loyer global de 2 500 euros par mois


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