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La Vie immobilière N° 16Paru le mardi 1 avril 2008 à 00h00

Bordeaux sud (33) Affaires autour de la gare


Saint-Jean - Belcier, quartier populaire voit ses contours se transformer grâce à l'arrivée du tramway et à la construction de la LGV.

C'est parti. La ligne C du tramway relie depuis le 27 février la gare Saint-Jean au nouveau terminus Terres-Neuves, sur la commune de Bègles. Au passage, c'est tout le quartier de Saint-Jean - Belcier qui profite déjà du tram. Et ce n'est pas tout. En 2015, Paris ne sera plus qu'à deux heures de Bordeaux par le TGV. De quoi booster tout le secteur. Durant la campagne pour les municipales, le candidat Alain Juppé a répété sur tous les tons son souhait de créer un « centre d'activité de dimension européenne » près de la gare. Baptisé Euratlantique, ce quartier d'affaires dédié au tertiaire, ouvert sur le fleuve, pourrait se doter de 200 000 mètres carrés de bureaux et attirer entre 10 000 et 15 000 emplois. En attendant, la gare Saint-Jean s'offre un lifting. D'ici un an et demi, elle sera parée d'un parvis flambant neuf. Tandis que près de la rue d'Armagnac une médiathèque, des logements sociaux, mais également en accession à la propriété, un foyer pour les conducteurs de train et un jardin public sont programmés. Bref, ce quartier populaire, longtemps abandonné, va faire sa mue.

Un marché actif

Y a-t-il de bonnes plus-values en perspective ? En tout cas, « il faut se dépêcher. On ne trouve plus rien en bon état à moins de 100 000 euros », prévient Vincent Boyer, de l'agence Guy Hoquet. Un T2 bis de 52 m² refait à neuf, au premier étage d'un immeuble en pierre, rue Michel-Favreau, vient de partir à 125 000 euros. Il y a un an, rue Morion, un studio de 25 m² se négociait à 83 000 euros. Rue Crémer, une maison de 95 m², trois chambres, façade en pierre, sans jardin, a été vendue en un rien de temps 215 000 euros. Il faut dire que cette rue tranquille, comme la rue du Serporat, attire les primo-accédants.

Et les transactions vont bon train. Laurent Bonnet, directeur commercial de l'agence Boomerang Immobilier, est formel : la grimpette des prix est là. « Tout s'est accéléré très vite. Il y a deux ans, pour 100 000 euros, on pouvait encore acheter une petite échoppe de 60 m² avec cour à rénover. Aujourd'hui, il faut rajouter 40 000 euros », observe-t-il. Rue Lasserre, une maison de 100 m² a trouvé preneur à 108 000 euros, alors que l'électricité, le chauffage et les sols étaient à refaire. Rue de Son-Tay, près du quai de Paludate, connu pour les nuisances dues aux boîtes de nuit, une autre de 90 m² avec garage, mais sans jardin, a changé de mains pour 130 000 euros. Rue Saint-Macaire, un T2 de 56 m² en bon état, situé dans un immeuble en pierre, est vendu 135 000 euros.

Le quartier a séduit Laurent Bonnet, qui parie sur l'effet tramway-TGV. En 2006, il a acheté 450 000 euros un immeuble de 1 200 m², rue Bobillot. Soit 375 euros le mètre carré. Un an plus tard, il en revend une partie entre 500 et 800 euros le mètre carré. « C'est un des derniers secteurs, avec celui de Saint-Michel, où on peut encore faire des plus-values », prévient Aymerick Penicaut, à la tête de Ashler & Manson, un cabinet de courtage en prêts immobiliers implanté à Bordeaux. Plus pour très longtemps...

Colette Goinere

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