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BureauBureaumercredi 25 février 2009 à 12h38

Paris, 7ème ville la plus chère du monde pour l'immobilier de bureau


(LaVieImmo.com) - Grande première en neuf ans : Londres abandonne son titre de ville la plus chère du monde pour la location de bureaux. Selon le cabinet de conseil en immobilier d’entreprise Cushman & Wakefield, qui publie aujourd’hui la dernière édition de son étude annuelle Office Space Accross the World, Hong Kong et Tokyo ont profité de la crise bancaire pour reléguer la capitale britannique à la troisième place du classement. Paris perd du terrain mais reste la deuxième ville la plus chère d’Europe.

Publiée chaque année au mois de février, l’enquête de C&W compare les loyers de bureaux pratiqués dans les plus grandes métropoles mondiales. Cette année, 202 villes réparties dans 57 pays étaient en compétition. Signe des temps, 16 % de ces métropoles ont enregistré une baisse de leur valeur locative en 2008, contre 1 % seulement l’année précédente. « La dégradation est manifeste par rapport à 2007, où les loyers avaient enregistré une forte croissance de 14 %, liée à la forte demande du secteur bancaire et financier dans un contexte de pénurie de l’offre de surfaces de bureaux de qualité », commente C&W. La croissance moyenne des loyers est donc limitée à 3 %, son niveau le plus faible depuis 2004.

C’est en Europe de l’Ouest qu’on retrouve les plus mauvais résultats, avec une croissance des valeurs locatives limitée à 1 % entre 2007 et 2008. Les villes largement dépendantes de la demande du secteur financier sont plus particulièrement à la peine, telles Dublin, qui enregistre un repli de 13 % (620 €/m²/an) et quitte le top 10 pour la première fois en trois ans. Londres n’est évidemment pas en reste. « Les valeurs locatives du plus prestigieux quartier de Londres, le West End, ont enregistré une forte chute de 23 % sur un an, illustrant le coup d’arrêt brutal porté aux stratégies d’expansion des banques et institutions financières contraintes, entre autres, à de sévères réduction d’effectif », explique Cushman & Wakefield. Le loyer moyen dans le West End tombe ainsi à 1 403 €/m²/an, plus proche que jamais de celui pratiqué à Moscou (1 276 €/m²/an). Quatrième du classement, la capitale russe grappille une place par rapport à 2007.

En hausse d’un rang également, Hong Kong et Tokyo s’octroient la première et la deuxième marche du podium, avec des loyers moyens annuels respectifs de 1 743 et 1 649 €. Une consécration qu’il convient cependant de relativiser. « En 2008, de même qu’à Londres mais dans une moindre mesure, les valeurs locatives de ces deux villes ont accusé une baisse », commente C&W. Une baisse de 19 % à Tokyo et de 4 % à Hong Kong, dont la meilleure résistance s’explique par une forte pénurie de bureaux neufs disponibles et un nombre encore limité de surfaces libérées par les banques et autres institutions financières.

994€/m²/an à Paris A Paris, le m² de bureau se négociait à 994 € en moyenne en 2008, en baisse de 5 % sur un an. Pour mémoire, 2007 s’était soldé par un gain de 12 %. En recul d’une place, Paris est désormais la septième ville la plus chère du monde pour les loyers de bureaux mais reste la deuxième la plus onéreuse d’Europe. « Le maintien des loyers [parisiens] à des niveaux élevés a traduit, dans un contexte de pénurie de l’offre neuve de qualité, le succès constant des actifs neufs ou restructurés parmi les plus prestigieux de la capitale ». La baisse amorcée tient non seulement à « la disponibilité limitée des programmes neufs haut de gamme », mais également à « l’attentisme des utilisateurs et au report des décisions immobilières de certains d’entre eux », explique Thierry Juteau, directeur général de Cushman & Wakefield France.

Pour 2009, C&W table sur une accentuation de la tendance à la baisse des loyers en Europe, tandis que l’augmentation dans la plupart des villes émergentes - particulièrement forte en Turquie en 2008 (+37 % à Istanbul, +28 % à Ankara) – devrait se faire moins vive. « Le rapport de force entre propriétaires et locataires devrait par conséquent être modifié, ces derniers mettant à profit les nouvelles conditions de marché pour renégocier leur bail et mettre en œuvre leurs stratégies de réduction des coûts immobiliers » conclut Thierry Juteau.

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