Magazine immobilier
LaVieImmo.com
Les archives du magazine La Vie Immobilière
La Vie immobilière N° 17Paru le jeudi 1 mai 2008 à 00h00

Butte Montmartre Le charme de l'ancien


Les prix sont toujours au plus haut. Et s'envolent en présence d'une terrasse, d'un jardin ou d'une vue sur la capitale.

En plein coeur du 18e arrondissement, la butte Montmartre attire les acheteurs à la recherche d'un appartement authentique. Les petites rues tortueuses et le côté village apportent beaucoup de cachet à l'endroit, également bien pourvu en commerces, bars et restaurants. L'effet Amélie Poulain est un peu retombé, mais ce quartier ancien plaît toujours aux urbains à la recherche d'un bien atypique avec du charme, ainsi qu'aux familles qui apprécient ce secteur aéré. « Lorsqu'ils disposent d'un budget de plus de 500 000 euros, les acheteurs sont très difficiles et recherchent un bien rare, voire exceptionnel », précise Brice Moyse, directeur du cabinet Immopolis.

Le versant ouest de la butte, autour des rues Lepic et Gabrielle et de l'avenue Junot, est le plus cher. Les surfaces supérieures à 80 m² se trouvent plus facilement qu'ailleurs. Près de l'avenue Junot, l'ambiance est bourgeoise et compte de beaux hôtels particuliers. Pour une surface de 200 m², il faut prévoir de 1,8 à 2 millions d'euros. Certaines maisons ont été découpées en appartements. Dès qu'ils sont vendus avec un extérieur, jardin ou terrasse, leurs prix atteignent des sommets. Un appartement de cinq-six pièces de 140 m² à rénover entièrement, avec terrasse de 25 m² attenante au séjour et une vue sur le Moulin de la Galette, a ainsi été acheté 1,805 million d'euros.

Un peu plus près du Sacré-Coeur, les immeubles sont moins au calme car l'endroit est plus touristique. Les prix de vente varient de 8 000 à 8 500 euros le mètre carré. Et si l'appartement jouit d'une jolie vue, ils franchissent allègrement 9 000 euros. Place du Tertre, un quatre-pièces de 104 m² avec travaux, doté d'un toit-terrasse de 50 m² avec vue panoramique sur Paris, a été cédé pour 953 000 euros.

Moins cher au sud et à l'est

Le quartier des Abbesses, naguère populaire, est devenu très bobo. Il attire les célibataires et les jeunes couples. « C'est le Saint-Germain-des-Prés d'il y a trente ans », affirme Martine Kuperfis, directrice de Junot Investissements. Les petits immeubles étroits se succèdent dans les rues adjacentes au métro Abbesses, et quasiment aucun n'a d'ascenseur ni de parking. Le bâti est de moins belle qualité, mais les biens se négocient autour de 6 800 euros le mètre carré, comme ce quatre-pièces de 90 m², en haut de la rue des Martyrs, vendu 620 000 euros. Pour les biens de charme, en revanche, les prix dépassent 7 500 euros le mètre carré. Ainsi, ce duplex sous les toits en parfait état, rue Tholozé, acheté 565 000 euros pour 70 m² en loi Carrez mais en offrant en fait 145 au sol.

De l'autre coté de la butte, à l'est, le marché change. Ce coin plus populaire et beaucoup moins branché voit sa cote grimper car il est devenu un marché de report pour les acheteurs qui ne trouvent pas sur l'autre versant. Les prix sont toutefois plus doux, puisqu'un appartement en excellent état avec du charme se négocie autour de 6 000 euros le mètre carré. Plus atypique, situé en rez-de-chaussée de la rue Ronsard, un grand loft de 195 m², ancien local industriel, à réhabiliter entièrement, a été vendu 590 000 euros

Marie Pellefigue

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...