Magazine immobilier
LaVieImmo.com
Les archives du magazine La Vie Immobilière
La Vie immobilière N° 9Paru le dimanche 1 juillet 2007 à 00h00

Cottage dans un Center Parcs en Moselle (57)


La filiale de Pierre & Vacances devrait ouvrir un nouveau centre de loisirs en Lorraine dans une zone de revitalisation rurale (ZRR). A la clé, une aide de la région et des économies d'impôt pour les investisseurs.

Les pelleteuses n'ont pas encore commencé leur oeuvre, mais c'est bien dans le bois de Harcholins, près de Sarrebourg, que devrait naître le dernier des Center Parcs ; un complexe touristique noyé dans la verdure pour courts séjours destinés à la famille.

Sur 440 hectares, 800 cottages sont prévus pour l'investissement locatif. A l'instar des trois autres centres français, il sera pourvu d'un parc aquatique et d'équipements sportifs. Il est en phase de précommercialisation, car le groupe attend les dernières autorisations des pouvoirs publics pour rendre le projet effectif. « Pour l'instant, les acheteurs préréservent leurs biens en versant 2 % du prix de vente. Les appels de fonds débuteront une fois le projet validé. Les travaux devraient être terminés à la fin de 2009 », détaille Isabelle de Wavrechin, directrice générale de Pierre & Vacances Conseil Immobilier en France.

Le prix de départ pour une maison de trois pièces est de 220 000 euros hors taxes, c'est-à-dire déduction faite de la TVA, remboursée dans le cadre d'une acquisition dans une résidence de tourisme qui offre d'autres avantages fiscaux. Mais pour en bénéficier totalement, mieux vaut être fortement imposé. Le complexe est situé en zone de revitalisation rurale (ZRR). Cela permet à l'acheteur d'obtenir un dégrèvement d'impôt sur six ans de 25 % du prix d'achat, plafonné à 100 000 euros pour un couple marié, soit 25 000 euros d'économies, et à 50 000 euros pour un célibataire, soit un gain de 12 500 euros. Si l'acheteur choisit le statut de loueur en meublé, il pourra également déduire, si ses charges sont supérieures aux recettes locatives, les pertes de ses autres revenus fonciers. Les collectivités locales fournissent également une aide, près de 340 euros par mètre carré, selon Pierre & Vacances, et cela sans conditions de revenus.

Jusqu'à 4 % de rentabilité

Dans tous les cas, ces dispositifs doivent venir doper la rentabilité de l'opération. Question rendement, cinq formules de gestion locative coexistent et le gain annuel varie selon que l'acheteur profite ou non de son cottage. Il grimpe au maximum à 4 % hors subventions s'il n'utilise pas ce droit. Il redescend progressivement jusqu'à 3 % s'il choisit de jouir de sa résidence, le maximum étant de deux week-ends et de deux courts séjours en semaine par an. Cette gestion est confiée au groupe pendant neuf ans renouvelables. Si le propriétaire ne souhaite pas reconduire son bail, Pierre & Vacances se charge de trouver un nouvel acquéreur. Autre service que revendique le groupe, la bourse d'échanges. « Il est possible de troquer les temps de séjour dont l'acheteur dispose contre celui d'une autre résidence du groupe à condition que celle-ci soit située en France et qu'elle dispose d'un même nombre de pièces », explique Isabelle de Wavrechin. Les frais de dossier pour ces échanges sont toutefois de 80 euros.

L'annonce de ce vaste projet coïncide avec l'arrivée du TGV. Encore une preuve, s'il en fallait, de l'évolution que connaît cette région française

Jorge Carasso

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...