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La Vie immobilière N° 4Paru le jeudi 1 février 2007 à 00h00

Couler des jours tranquilles à Chaville (92)


Bien desservie par les transports en commun, la commune offre une réelle qualité de vie, loin du bruit de la capitale. Et à chaque étape de sa vie de famille, on peut y trouver le logement adéquat.

Il faut compter 12 minutes de train ou de RER depuis Paris pour rejoindre Chaville, dans la banlieue sud-ouest. Cette commune des Hauts-de-Seine se distingue par le prix de ses maisons qui reste plus abordable que celui des villes voisines comme Versailles ou Sèvres. Toutefois, un budget minimal de 300 000 euros est à prévoir pour vivre dans une maison de trois à quatre pièces, soit de 60 à 90 m2, sans compter les travaux qui généralement multiplient par deux le prix du bien. « A ce prix-là, ce sont des habitations qu'il faut rénover en grande partie. Certaines sont situées sur des terrains difficiles d'accès. Il faut noter aussi que pour cette somme on ne peut pas prétendre habiter dans les quartiers résidentiels. Seul le bas de Chaville est concerné », explique Patrick Seguin, responsable de Chaville Immobilier.

L'avenue Roger-Salengro et la rive gauche constituent le bas de Chaville. Les prix des maisons situées dans ce quartier subissent une décote qui peut aller jusqu'à 20 %. Une surface de 110 à 115 m2 habitables avec garage s'évalue à 600 000 euros. Alors qu'une maison de 100 m2 construite sur un terrain de 800 m2 dans les quartiers résidentiels de la rive droite ou à proximité du parc Fourchon voit son prix au mètre carré grimper à 7 000 euros. Autre solution pour rentrer dans ces quartiers, acheter un appartement. Leur prix oscille entre 3 200 et 4 200 euros le mètre carré. Ainsi, rue du 8-Mai-1945, un logement de 68 m2 avec deux balcons, dans un immeuble de standing datant des années 1970, s'est vendu 276 000 euros.

Mixité sociale

Moins cher, mais tout aussi chic, le bas de Chaville trouve sa clientèle : des jeunes cadres avec des enfants en bas âge y achètent leur première maison dans une ville où les écoles ont bonne réputation. « Au fur et à mesure que leurs enfants grandissent et que leur situation professionnelle évolue, ils revendent pour acheter plus grand, jusqu'à acquérir parfois une maison de 150 m2 aux alentours du parc Fourchon, refaite à neuf, à 1 million d'euros », relève Sylviane Grubert, responsable de l'Agence immobilière de la Voie royale. Le marché se renouvelle donc sans cesse car ces familles ne restent pas toute leur vie dans la même maison. Mis à part ces jeunes cadres, d'autres catégories socioprofessionnelles franchissent la porte des agences de Chaville pour acheter un logement à la hauteur de leurs moyens. « Le portrait type de l'acheteur d'une maison à Chaville n'existe pas. C'est très mixte. Aujourd'hui, 20 % des logements à Chaville sont des habitats sociaux », souligne Patrick Seguin.

Les forêts de Meudon d'un côté, le bois de Chaville de l'autre, jusqu'au parc de Saint-Cloud plus au nord : les espaces verts sont la valeur ajoutée de la commune. Avec une somme de 500 000 euros, on peut acquérir une maison de 80 m2 avec un jardin de 150 m2. « Beaucoup de nos clients viennent à Chaville pour offrir un jardin à leurs enfants. Une fois les enfants entrés à l'université, ils revendent leur propriété pour retourner sur Paris », analyse Gérard Lesec, d'Appartements et Maisons.

Côté location, les logements à louer sont rares, donc chers. Les loyers peuvent ainsi dépasser 25 euros le mètre carré, notamment pour les petites surfaces bien situées

Bérangère Chatelain

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