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La Vie immobilière N° 3Paru le vendredi 1 décembre 2006 à 00h00

Des gains du simple au double


Les avis des gérants divergent sur l'évolution du secteur. Leurs performances s'en ressentent.

Avec un gain moyen de 39 % sur les douze derniers mois, les fonds investis sur l'immobilier font figure de vedettes. A juste titre. Sur trois ans, leur progression dépasse désormais 137 %, contre près de 58 %, par exemple, pour les fonds investis en actions européennes ! Les raisons de cette belle santé sont connues. Des taux de crédit toujours bas, un afflux de liquidités, une forte demande pour les titres phares, des mesures réglementaires favorables aux sociétés foncières en France ou des fusions-acquisitions d'entreprises du secteur au sein de la zone euro... Cela dit, attention à l'effet trompe-l'oeil propre aux moyennes.

Dans le détail, les fonds immobiliers affichent des performances sensiblement différentes au cours des douze derniers mois. Dans le haut du classement, les pilotes de fonds sont convaincus de la bonne santé du secteur et sont peu ou prou totalement investis. C'est le cas de MMA Immobilier, en tête de la catégorie, qui doit aussi sa progression à ses investissements sur le marché français - la zone d'investissement la plus porteuse sur le Vieux Continent. A cela, il faut ajouter un choix de valeurs judicieux. Y compris à titre de diversification, sur des valeurs périphériques comme celles du secteur du BTP ou des matériaux de construction. A quelques détails près, le scénario est comparable pour les autres fonds du haut du panier comme CAAM Actions Foncier ou Dynalion Immobilier.

De leur côté, les derniers doivent surtout leur classement à un choix délibéré du gérant - et non à une mauvaise sélection de valeurs. A l'exception de fonds comme Elixime Select Real Estate A, à l'univers d'investissement mondial moins porteur, ou encore du fonds CNP Assur Pierre, investi à 40 % seulement sur des titres immobiliers et le solde sur des actions de la zone euro, les autres ont surtout été pilotés prudemment. Convaincu que les sociétés foncières cotées sont désormais en haut de cycle, le gérant de Palatine Immobilier, par exemple, consacre désormais 10 à 15 % de son portefeuille à des liquidités. En outre, 50 % de l'ensemble est dédié à des titres de diversification dans le secteur de l'hôtellerie, de la construction, des banques, etc. Comme la plupart des gérants des fonds mal classés sur les douze derniers mois, celui de Palatine Immobilier table sur une correction inéluctable. La question étant de savoir quand

Jean-François Tardiveau

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