Magazine immobilier
LaVieImmo.com
Les archives du magazine La Vie Immobilière
La Vie immobilière N° 5Paru le jeudi 1 mars 2007 à 00h00

Des parkings très rentables à Marseille


Le stationnement dans la cité phocéenne, spécialement en centre-ville, relève du casse-tête chronique. La rareté des parkings et une demande toujours plus importante expliquent des prix plutôt élevés.

Le problème du stationnement dans la cité phocéenne a des origines multiples. D'abord, une morphologie très méditerranéenne, avec des artères souvent étroites et peu de place pour aménager une ligne de stationnement. Ensuite, une implantation massive d'horodateurs afin de lutter contre le stationnement anarchique (avec des tarifs résidents, certes, mais qui ne font pas l'unanimité). Enfin, les nouvelles lignes de tramway grignotent encore de l'espace. Résultat, les scooters et les motos se multiplient et chacun est confronté à l'épineux problème d'entreposer son véhicule à l'abri des regards.

Face à cette situation, les places de parking constituent de plus en plus une condition pour l'acquisition d'un appartement. « Leurs prix ont été multipliés par deux en moins de dix ans », explique Me Marie-Laetizia Perfetti, déléguée à la communication pour la chambre des notaires des Bouches-du-Rhône. « Ils oscillent actuellement autour de 20 000 euros », précise Michel Colin, président de la Cnab* 13. Les plus prisés et les plus rares sont les garages avec entrée sur rue, permettant d'entreposer le cas échéant, en plus de la voiture, le scooter et la planche à voile. « Ils coûtent au minimum 30 % de plus que les box fermés », indique Bernard Helme, de IBH Immobilier. Et sont facilement deux fois plus cher que les places situées en plein air.

De 5 000 à 15 000 euros en dehors du centre

Dans les quartiers excentrés où il est possible de se garer gratuitement dans les rues, les emplacements couverts se négocient à partir de 5 000 euros dans les résidences récentes de Bonneveine, et plus couramment autour 15 000 euros dans les quartiers de Saint-Barnabé (12e), des Cinq-Avenues (4e), Mermoz ou de la Pointe-Rouge (8e), Sainte-Marguerite (9e), Saint-Loup ou la Pomme (10e). Les prix grimpent autour de 25 000 euros dès qu'on se rapproche de l'hypercentre (donc dans l'ancien), à savoir les 1er, 2e et 6e arrondissements. Et parfois au-dessus pour les emplacements exceptionnels, comme rue Edmond-Rostand (6e), où un box s'est récemment vendu 35 000 euros.

En vertu du plan local d'urbanisme (PLU) obligeant promoteurs et particuliers à investir dans une place de parking par tranche de 70 m2 bâtie et jusqu'à trois places à partir d'un T3, le neuf offre plus de possibilités. Là aussi, les prix s'élèvent à mesure qu'on se rapproche du coeur de la ville : de 13 000 euros le box dans le programme Promogim à la Capelette (10e) jusqu'à 35 000 euros dans le programme Royal Castellane, cours Lieutaud (6e).

Côté location, les tarifs oscillent couramment entre 100 et 150 euros. « Ce qu'on ne dit pas toujours, ajoute Bernard Helme, c'est que la location d'un box d'une douzaine de mètres carrés revient à environ 100 euros par mois, soit 8 euros du mètre carré, ce qui est le prix pour la location d'un appartement ! » « Investir dans un parking ou un box, surtout dans les quartiers où ils sont rares, est un excellent placement pouvant procurer un rendement locatif de 8 à 10 % », assure Gilles-Michel de Chabannes, à la tête de l'agence du même nom. Deux fois plus qu'un logement... à la condition de bien sélectionner son emplacement

* Confédération nationale des administrateurs de biens.

Nathania Cahen

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...