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La Vie immobilière N° 3Paru le vendredi 1 décembre 2006 à 00h00

Deux et trois-pièces près du centre-ville à Mulhouse (68)


En dehors de l'hypercentre, la ville alsacienne reste accessible aux primo-accédants et aux petits budgets.

L'effet tram ? Comme beaucoup de ses confrères, Jacques Kropp, gérant de l'agence Valencay Immobilier, ne le voit pas venir. Le nouveau moyen de transport a été inauguré en mai. « C'est une réussite, reconnaît-il. Mais cela n'a pas incité les acheteurs qui en ont les moyens à revenir vers le centre-ville. Ils continuent à chercher en périphérie. » Du coup, à part dans les rues voisines de la place de la Réunion où sont concentrés les bars et les restaurants branchés et dans quelques enclaves comme le quartier Steinbach, le prix du mètre carré ne dépasse guère 1 300 à 1 500 euros, contre 2 000 à 3 000 euros dans les banlieues les plus chic. Pour moins de 100 000 euros, on peut encore trouver un grand trois-pièces autour de la gare du Nord, de la rue Aristide-Briand ou de la place Franklin. Dernièrement, un appartement de 65 m², près du canal couvert, s'est vendu 89 000 euros. Pour le même prix ou guère plus, on peut même décrocher une ancienne maison de mineur de 70 à 80 m² avec un bout de terrain près de la place du marché. « Il y a vraiment une fracture entre les zones situées au-dessus de l'avenue Kennedy et du boulevard de l'Europe et l'hypercentre », constate Alain Pruvost, d'Alsace Immobilier.

Dans le coeur historique, les prix sont assez proches de ceux pratiqués dans des quartiers périphériques plus prisés, comme le Rebberg de Dornach, ou des communes chic comme Riedesheim ou Rixheim. Un F2 de 30 m², entièrement rénové, près de la zone piétonne, s'est vendu 75 000 euros (2 500 euros le mètre carré). A proximité, rue de la Sinne, dans un programme neuf en cours de commercialisation, les appartements se négocient entre 2 600 et 2 800 euros le mètre carré.

L'écart de prix avec les quartiers Vauban-Neppert, Cité-Briand ou encore Franklin-Fridolin, à quelques encablures, s'explique par l'environnement et le voisinage. « Ce sont des quartiers plus populaires, avec une proportion assez importante de logements sociaux », explique Jacques Kropp, tout en soulignant les efforts entrepris par la municipalité pour essayer de redynamiser cette partie de la ville. Depuis 2002, date de lancement du grand projet de ville (GPV), les travaux se succèdent. Une opération programmée d'amélioration de l'habitat a été lancée pour aider les propriétaires d'immeubles à rénover leur bien. Porte Jeune, un centre commercial va être implanté. Le tram n'est qu'une des premières étapes d'un projet qui vise à ouvrir sur la ville ces quartiers délaissés depuis plusieurs années

Nicolas Reynaud

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