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La Vie immobilière N° 7Paru le mardi 1 mai 2007 à 00h00

Deux-pièces à Paris 13e


Dans cet arrondissement parisien, 70 % des transactions concernent des petites surfaces. Le choix est vaste si vous en avez les moyens.

Compte tenu des prix pratiqués dans la capitale, inutile de dire qu'il devient difficile de s'offrir un deux-pièces à moins de 250 000 euros. Pour preuve, dans le 13e arrondissement, selon les notaires d'Ile-de-France, le prix moyen du mètre carré atteignait 5 506 euros au troisième trimestre 2006, faisant ressortir une hausse encore vive, de l'ordre de 11,7 % sur un an.

Disparités géographiques

Tous les secteurs ne sont évidemment pas logés à la même enseigne. Du côté des boulevards de Port-Royal et de Saint-Marcel, il n'est pas rare de voir des biens partir à 6 500 euros le mètre carré. Même chose du côté de la Butte-aux-Cailles, très prisée pour son côté village, mais pour des superficies de 35 à 38 m2 au maximum. Constat identique pour les rues autour de la place d'Italie. Un deux-pièces ancien de 40 m2 au 1er étage sans ascenseur, mais avec du charme et en bon état, s'y est négocié 254 000 euros, soit 6 350 euros le mètre carré. Plus au sud, vous trouverez moins cher, notamment aux Olympiades, où la fourchette se situe entre 4 500 et 5 000 euros. L'ennui, c'est que les tours ne font pas l'unanimité. « Les acquéreurs n'apprécient pas toujours les immeubles de grande hauteur et les charges y sont très élevées, explique Nicole Arrighi, négociatrice chez ERA. Pour un grand appartement, elles peuvent dépasser 500 euros par mois. » Richard Mellul, responsable de Century 21 Lutèce Immobilier, précise : « Les appartements sont toutefois bien conçus. Mieux vaut une orientation au nord pour éviter la vue sur les autres tours. »

Autres quartiers qui méritent l'attention : ceux situés autour de la Bibliothèque nationale de France et de la ZAC Paris Rive-Gauche, immense chantier s'étendant de la gare d'Austerlitz au boulevard Massena et à la rue du Chevaleret, où 15 000 nouveaux habitants, étudiants et chercheurs sont attendus. Déjà, l'université Paris-VII est devenue réalité, et cafés, restaurants et galeries d'art fleurissent, tandis que le complexe de cinéma MK2 est une réussite. Et les transports en commun ont suivi. Résultat, les vieux appartements autrefois boudés ont désormais la cote, et les valeurs atteignent des niveaux qui peuvent être jugés excessifs : de 5 500 à 6 000 euros le mètre carré. « Les immeubles sont parfois de piètre qualité », indique Nicole Arrighi. Près de la rue de Tolbiac, un deux-pièces de 42 m2 au 5e éta-ge sans ascenseur s'est vendu 200 000 euros. Si les prix ne vous effraient pas, tournez-vous vers le neuf. A condition d'accepter de débourser entre 7 500 et 8 000 euros le mètre carré

Colette Sabarly

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