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La Vie immobilière N° 4Paru le jeudi 1 février 2007 à 00h00

Deux-pièces à Rouen (76)


Cité étudiante, la capitale normande offre de nombreuses possibilités à qui veut investir. Ville carrefour, elle attire aussi de plus en plus de Parisiens. Face à cette demande accrue, les loyers augmentent.

Son centre-ville piétonnier, ses rues animées, son patrimoine, son offre universitaire, sa qualité de vie... Les raisons qui expliquent l'intérêt suscité par Rouen ne manquent pas. Il faut dire que la ville a désormais tout d'une grande. Bordée par plusieurs autoroutes, dotée d'un aéroport, d'un port et d'une gare TGV, elle est idéalement située, entre la côte normande et l'Ile-de-France. Traversée par la Seine, elle a aussi su conforter sa place de cinquième port de France. Sa zone piétonne l'a affranchie du schéma urbain « tout voiture » et la qualité des transports est d'ailleurs plébiscitée. Le maillage des lignes de bus et de l'unique ligne de métro est assez dense, ce qui facilite la vie des riverains. Nombreux sont d'ailleurs les Parisiens qui décident de s'installer dans la capitale normande. « Grâce au TGV, Paris est à moins de deux heures. C'est presque la banlieue parisienne », constate une professionnelle.

Miser sur la rive gauche

De fait, les locations en centre-ville s'arrachent à des prix parfois élevés pour une ville de province. Les tarifs tiennent évidemment compte de la situation du bien. Si la rive droite de la Seine, extrêmement prisée, suscite un intérêt soutenu, la rive gauche peine encore à convaincre les investisseurs.

Sur la rive droite, un deux-pièces de 40 m2, en plein quartier piétonnier, dans l'artère des antiquaires, se négociera autour de 98 000 euros, soit 2 450 euros le mètre carré, largement au-dessus de la moyenne, qui s'établit à 2 000 euros. Situé au premier étage d'un immeuble récent, à trois cents mètres de la place Saint-Marc, cet appartement d'une grande luminosité bénéficie d'un emplacement idéal pour qui le destine à la location. Un bien de ce type peut être loué 500 euros par mois. De plus, la forte demande facilite grandement la gestion locative et le montant de la taxe foncière est peu élevé.

Rive gauche, où les tarifs sont traditionnellement inférieurs de 15 à 20 %, le prix du mètre carré avoisine 1 500 euros pour les petites surfaces. Des cités dortoirs sont en passe d'y être réhabilitées et de nouveaux immeubles sortent de terre. Ce quartier, historiquement populaire, fait l'objet d'un plan local d'urbanisme (PLU) qui devrait redessiner les contours de la ville et de l'agglomération rouennaise. D'où l'intérêt de miser sur la revalorisation du secteur. Soyez patient, l'appréciation de l'investissement ne pourra se faire qu'à plus long terme, le temps que la réhabilitation soit effective. De fait, le montant du loyer pour un deux-pièces de 40 m2 situé sur cette rive ne pourra que difficilement dépasser 400 euros. Mais des plus-values (supérieures à celles de la rive droite) devraient être au rendez-vous au moment de la revente

Nora Hamadi

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