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La Vie immobilière N° 4Paru le jeudi 1 février 2007 à 00h00

Devenir propriétaire à Villeurbanne (69)


Les primo-accédants se précipitent dans cette commune où ils peuvent se loger à des prix inférieurs de 10 à 15 % à ceux pratiqués dans les arrondissements voisins, les plus chics de Lyon.

Depuis 2001, Villeurbanne est devenu le dixième arrondissement de Lyon », observe Gilles Vaudois, président du réseau Laforêt du Grand Lyon et à la tête de l'agence de Villeurbanne. En effet, les prix de l'immobilier de cette commune populaire de 130 000 habitants flambent pour se rapprocher progressivement de ceux de sa bourgeoise voisine lyonnaise. Il est vrai que Villeurbanne est mitoyenne avec les 3e et 6e arrondissements de Lyon et que la nouvelle ligne de tramway Lea a encore rapproché les deux communes.

Le phénomène est surtout sensible sur les quartiers de Bellecombe et de Charpennes, directement limitrophes. « On assiste à un transfert des clients », note Gilles Vaudois. Les Lyonnais qui cherchent à se loger dans le 3e ou le 6e, découragés par les prix dépassant allègrement 3 000 euros le mètre carré, n'hésitent plus à passer la frontière pour trouver des tarifs avoisinant 2 600 euros. De plus, la ville offre une diversité de biens particulièrement attrayants. On y déniche de charmantes petites maisons, introuvables à Lyon, mais qui, toutefois, coûtent souvent plus de 300 000 euros. A 10 minutes du métro République, une maison de 120 m2 sur deux étages avec jardinet vient de partir à 387 000 euros. Villeurbanne, ancienne banlieue industrielle et artisanale, s'est aussi fait une spécialité des lofts. Ateliers et petites usines font l'objet de reconversions, mais, là encore, attention aux prix.

De 25 à 35 % moins cher

Plus modestement, les primo-accédants peuvent encore trouver leur bonheur à Villeurbanne. Vers la place Grandclément, il faut compter 100 000 euros pour un T2 de 50 m2 et 135 000 euros pour un T3 de 70 m2. Plus proche de Lyon, dans le quartier Charpennes, dans une résidence des années 1970, un 44 m2 vient d'être vendu 123 000 euros. La commune recèle aussi quelques jolies constructions bourgeoises début xxe siècle. Dans un immeuble 1900 du cours Emile-Zola, un T3 de 67 m2 avec parquets, cheminées et moulures s'est négocié 170 000 euros, alors qu'à quelques centaines de mètres, dans le 6e, le même appartement est évalué à 210 000 euros. Dans le quartier du Tonkin, construit dans les années 1970, le long du parc de la Tête-d'Or, un jeune couple disposant d'un budget de 150 000 euros peut facilement trouver à se loger dans 60 ou 70 m2. Avenue de Pressensé, tout près de Lyon, un T4 de 115 m2 dans un immeuble de standing est actuellement proposé à 250 000 euros, alors que dans le 6e, pour un logement équivalent, il faut compter 90 000 euros de plus

Catherine Lagrange

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