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La Vie immobilière N° 15Paru le samedi 1 mars 2008 à 00h00

Diplomate vend maison à Dublin


La résidence officielle de l'ambassadeur de France à Dublin est mise en vente pour la modique somme de... 60 millions d'euros.

C'est sans le moindre regret qu'Yvon Roe d'Albert quittera la demeure mise à sa disposition par la chancellerie sur Ailesbury Road, au coeur de la capitale irlandaise. « La résidence est tellement grande que je dois parfois appeler ma femme sur son portable pour pouvoir lui parler », déplore en effet l'ambassadeur de France, qui a pris ses fonctions à Dublin à l'automne dernier. « De même, les bureaux sont surdimensionnés pour l'activité normale d'une ambassade », ajoute le diplomate, qui aspire à « des locaux plus fonctionnels, plus adaptés, plus accessibles au public ». Des souhaits prochainement exaucés puisque l'Etat français, dans le cadre de sa politique de rationalisation du parc immobilier, a justement entrepris de se séparer de ces deux bâtisses (ensemble ou séparément) historiques.

Le Quai d'Orsay cède ainsi la majestueuse résidence de l'ambassadeur. Avis aux amateurs -fortunés - de nature et de grands espaces, la propriété dispose de pas moins de 1 065 m2 habitables, dont 400 d'espace de réception. Son entrée monumentale, son grand escalier et ses jardins, qui figurent parmi les plus beaux de ce pays où la campagne est reine, en font l'une des plus belles propriétés irlandaises. Le prix à payer pour devenir le maître des lieux de cette demeure, fréquentée en son temps par le général de Gaulle - il s'y installa après sa défaite au référendum du 27 avril 1969, avant de résider dans la campagne irlandaise : la coquette somme de 60 millions d'euros, soit le double du prix de la maison la plus chère jamais vendue à Dublin. Et pour 20 millions supplémentaires, les nouveaux propriétaires pourront également acquérir les bureaux de la chancellerie, de l'autre côté d'Ailesbury Road.

« C'est un produit exceptionnel dans le quartier huppé de Dublin 4 », résume l'agent immobilier chargé de la vente. Et de poursuivre : « Un peu plus loin, sur Ailesbury Road, une maison mitoyenne a récemment trouvé preneur à 14,6 millions d'euros. » Reste à savoir combien les acquéreurs fortunés - irlandais, russes ou moyen-orientaux - seront prêts à débourser pour s'offrir une adresse prestigieuse dans un micromarché où les prix de l'exceptionnel sont certes toujours à la hausse, mais au coeur d'une capitale où l'on ne parle plus d'atterrissage en douceur mais de chute libre des prix. Après avoir quadruplé entre 1996 et 2006, les prix dublinois ont ainsi affiché un recul de 10 % (selon les quartiers et les produits) l'an passé. Et ce n'est pas terminé. « La crise hypothécaire américaine des subprimes a plongé l'île Verte dans une crise immobilière qui ne fait que commencer », avance un professionnel. A suivre

Pour en savoir plus : www.lisney.com

Ariane Artinian

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