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DiversDiversmercredi 19 décembre 2007 à 19h35

Jean-Paul Bolufer assure n'avoir bénéficié d'aucun "privilège personnel"


(LaVieImmo.com) - Le bras droit de Christine Boutin s’étonne et se défend face aux attaques dont il est l’objet depuis quelques heures.   Le Canard Enchaîné a publié ce matin un article sur « l’appartement municipal de 190m² » que Jean-Paul Bolufer, le directeur de cabinet de la ministre du Logement et de la Ville, occupe « dans un beau quartier [de Paris], pour seulement 6.30 euros le mètre », soit un loyer équivalent à celui des HLM. L’appartement est situé « à un étage élevé d’un bel immeuble haussmannien, doté d’un parking privé, dans l’agréable quartier de Port-Royal », un secteur où les prix s’échelonnent « habituellement entre 20 et 30 euros », poursuit le journal. Jean-Paul Bolufer se serait vu attribuer son appartement en 1981, quand il était directeur adjoint de cabinet de Jacques Chirac, alors maire de Paris. Il aurait conservé le logement depuis, allant jusqu’à le sous-louer à une « famille amie » entre 1989 et 1996, alors qu’il occupait ses fonctions à Toulouse, et entre 1997 et 2007, quand il occupait un logement de fonction à Paris, en tant que directeur des Journaux officiels.   Dans un communiqué publié mercredi en début de soirée, Jean-Paul Bolufer s’étonne « du contexte dans lequel ces allégations apparaissent, s’agissant d’une situation locative bien connue et existant depuis 1981 pour l’ensemble des locataires de la même catégorie d’immeubles ». Il tient par ailleurs, à faire savoir qu’il est titulaire du bail de son actuel appartement depuis 1981 « sans avoir bénéficié à aucun moment d’un privilège personnel ».   « La SAGI [Société anonyme de gestion immobilière], puis aujourd’hui la RIVP [Régie immobilière de la Ville de Paris], propriétaire de son appartement, peuvent attester que ce dernier lui a été loué aux conditions fixées par leurs soins et selon leurs règles de droit commun », poursuit le communiqué. « Si des erreurs ont été commises, elles ne peuvent être imputées qu’à une mauvaise gestion du bailleur à qui il appartient d’exiger, le cas échéant, de ses locataires toutes les justifications requises. Quoi qu’il en soit, la SAGI comme la RIVP, étaient parfaitement informées de sa situation. Ce dossier relève donc tout au plus d’un litige entre bailleur et locataire ».   Pierre Castagnou, président de la RIVP, a indiqué qu’il avait adressé un courrier à Jean-Paul Bolufer, le 14 décembre dernier, pour lui demander de « donner sans délai son congé ».

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