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DiversDiversjeudi 30 avril 2015 à 16h26

L'immobilier au service de la communauté


Thierry Langlois, Directeur de la branche Immobilier de Vivastreet.com, explique comment la montée en puissance de la « sharing economy » (économie collaborative) favorise le développement d’un nouveau modèle social.

Réseaux sociaux, shopping et jardin communautaire, autopartage, covoiturage, « co-cooking »… La montée en puissance de la « sharing economy » (économie collaborative) favorise le développement d’un nouveau modèle social. Il génère un mode de consommation alternatif qui touche tous les secteurs, y compris l’immobilier. Vivre à plusieurs au lieu de vivre seul est une formule qui séduit.

En France, les particuliers sont toujours plus nombreux à se tourner vers la colocation, l’habitat participatif, ou toute autre forme de logement à plusieurs. Du désir de se rapprocher les uns des autres et de créer du lien, à celui de répondre à un besoin grandissant d’appartenance à un groupe, les projets de vie communautaire se multiplient. Les particuliers donnent vie à de nouvelles formes de résidences qui ne sont plus le fruit d’une personne mais d’une communauté.

L’immobilier : entre partage et cohabitation

La colocation, mode de vie le plus représentatif du quotidien à plusieurs, est une formule en pleine expansion. Par sa simplicité, ses coûts plus faibles et sa convivialité, elle est devenue au fil des années un véritable phénomène de société. Outre les avantages d’ordre financier, le logement partagé est aussi un vecteur de lien social qui ne concerne plus uniquement les étudiants. Jeunes actifs, seniors et familles monoparentales s'y mettent également : 67 % des colocataires aujourd’hui accepteraient en effet, de partager leur appartement avec un homme ou une femme qui n’aurait la garde de son/ses enfant(s) que les weekends*. La colocation séduit par ses moments de partage qui rompent avec la solitude et attirent aussi les particuliers soucieux de leur environnement : 1 personne vivant seule émet trois fois plus de CO2 qu’une personne partageant une colocation**. De façon assez naturelle, la mutualisation des biens d’équipement augmente leur taux d’utilisation et réduit l’achat de nouveaux appareils électroménagers.

Le collectif : pilier fondateur du crowdfunding et du co-housing

La consommation collaborative permet de partager des ressources (échange, troc, vente ou location), et même d’accéder à la propriété. Elle connaît un essor croissant dans les années 2000, grâce au web et à ses sites facilitant les échanges entre les particuliers tel que Ebay. Ce modèle « CtoC » poursuit son expansion aujourd’hui, au travers du crowdfunding. Ce mode de financement participatif est en plein essor sur le marché français. Il favorise l’achat en commun, y compris dans l’immobilier, secteur d’investissement plébiscité par les Français. Les plateformes dédiées (telles que anaxago, lymo…) explosent en promettant des rendements entre 8 et 12% mais ce type de financement peut-être risqué : non remboursement, perte de valeur des titres achetés, arnaques …

Les particuliers désireux d’investir dans la pierre tout en maintenant un mode de vie collectif se rapprochent du « Cohousing ». Très célèbre aux Etats-Unis, ce rassemblement citoyen autour d’un projet commun repose sur la volonté d’un groupe de personne d’acquérir ensemble un logement. Celui-ci doit permettre de faire cohabiter espaces privés et communs. Par ailleurs, les modèles d’architecture de l’habitat et d’urbanisme favorisent ici l’interaction entre les résidents (cage d’escalier, jardins, immeuble en « U », etc.). Certains vont même plus loin, et font cohabiter seniors et jeunes sous le même toit, deux publics victimes de la crise et du prix élevé du logement.

Dans un autre registre, mais toujours par souci de créer du lien, les vacanciers optent de plus en plus pour « l’échange de maison » ou passent par la « location de bien d’un particulier local ». L’immobilier, qu’il s’agisse de résidences principales ou de vacances, prend un pli toujours plus humain et social comme l’avait déjà envisagé Le Corbusier, il y a plus de 50 ans, dans l’architecture de sa Cité Radieuse. De nouveaux concepts urbains plus communautaires sont développés pour privilégier les espaces partagés, offrir des moments de convivialité et proposer des services qui facilitent la vie au quotidien. Terrasse collective assortie d’une cuisine, chambres d’hôtes pour accueillir les familles des résidents… Autant d’idées pour satisfaire le bien chez soi et en communauté.

* Ce sondage a été réalisé par Appartager.com entre le 16 et le 23 février 2015 auprès de ses membres, et a obtenu 827 réponses. ** Etude réalisée par l’observatoire du bilan carbone des Ménages, 2011

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  • 0 Reco 01/05/2015 à 16:17 par marc19

    Vivre à deux est déjà souvent compliqué alors à plusieurs ......................!


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