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DiversDiversvendredi 18 février 2011 à 12h56

La gauche révoltée par l'expulsion de Jeudi Noir


Les Jeudi Noir au moment de leur expulsion
Les Jeudi Noir au moment de leur expulsion
Les Jeudi Noir au moment de leur expulsion (©Mathieu Delmestre)

C’est très tôt ce matin que la police a choisi d’intervenir pour expulser la trentaine de membres du collectif Jeudi Noir qui squattaient le 22 avenue de Matignon, immeuble propriété d’Axa assurance et à deux pas de l’Elysée. La gauche et les verts manifestent leur indignation.

(LaVieImmo.com) - La rumeur courait qu’ils seraient expulsé samedi, c’est finalement à l’aube que Jeudi Noir s’est fait mettre dehors par les forces de l’ordre. Mardi, le tribunal d’instance du 8ème arrondissement de Paris avait ordonné au collectif de quitter « sans délai » les lieux, la décision étant assortie d’une astreinte journalière de 100 euros. Hier, les occupants avaient reçu par huissier l’obligation de quitter l’immeuble. Il aura ainsi fallu à peine trois jours, après le prononcé du jugement, pour que l’affaire se règle. Pourtant habitués aux injonctions d’expulsion, les membres du collectif s’étonnaient sur place du « zèle déployé pour faire expulser trente jeunes précaires en plein cœur de l’hiver », expliquait Maxim Hupel, l’un des occupants de l’immeuble à LaVieImmo.

Jeudi Noir soutenu par la gauche et les verts

Tout au long de l’occupation de l’immeuble, vide depuis quatre ans, les personnalités de gauche se sont relayées pour manifester leur soutien aux « trente galériens du logement », d’Eva Joly qui apportait des paniers repas, aux élus parisiens qui défilaient les uns après les autres pour démontrer leur solidarité. « Jeudi Noir signale par ses actions qu’il y a un véritable problème de logement dans ce pays », confiaient les élus socialistes, en marge du déplacement de Martine Aubry, mercredi à Clamart. Évacués par des cars de police, les jeunes précaires ne perdaient pas pour autant leur fougue combative. « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » déclarait ainsi Maxim Hupel, sur sa page facebook, reprenant les mots du célèbre poète humaniste, La Boetie.

Nastasia Desanti - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 18/02/2011 à 15:37 par Radisnoir

    " Révoltée " ? Je lis " indignée "


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