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DiversDiversvendredi 27 mai 2016 à 16h54

La plupart des Français n'iront pas à cette fête ce soir


Ce soir, la plupart des Français ne feront pas la fête avec leurs voisins
Ce soir, la plupart des Français ne feront pas la fête avec leurs voisins
Ce soir, la plupart des Français ne feront pas la fête avec leurs voisins (©dr)

La fête des voisins est l'occasion pour tous les propriétaires et les locataires de se retrouver pour échanger et mieux se connaître autour d'un verre. Seulement, une grande majorité des Français ne seront pas de la partie.

(LaVieImmo.com) - "Ce soir, j'ai piscine!". Propriétaires et locataires sont conviés ce vendredi 27 mai à la traditionnelle fête des voisins. Lancée en 1999 par l’association Immeubles en Fête, ce moment de convivialité ne fait pas vraiment l’unanimité, si l’on en croit différentes études réalisées par les sites Budget-maison.com, Immonot et AVendreALouer. Tout d’abord, environ 60% des sondés déclarent avoir une fête organisée dans leur quartier ou leur immeuble, ce qui montre que le concept n'est pas encore totalement ancré dans les mentalités.

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Ensuite, la plupart d'entre eux ont admis qu'ils ne s'y rendraient pas. Il faut dire que la majorité des personnes interrogées n'entretiennent "que" des relations cordiales avec leurs voisins. Et si les habitants d'un même immeuble s'entendent globalement bien, ce n'est pas l’amour fou non plus. La preuve, seul 1 Français sur 5 est devenu ami avec son voisin.

Les nuisances sonores, principal facteur de contentieux

Certaines situations sont toutefois susceptibles d’empoisonner les relations de bon voisinage. Heureusement, elles ne dégénèrent que très rarement: 15% des sondés disent avoir connu une altercation physique à cause de dissensions. Les sources de conflits sont diverses, mais ce sont les nuisances sonores qui ressortent largement en tête: 40% les ont citées comme principal facteur de contentieux.

Et ce qui agace le plus les Français, ce sont les bruits des travaux (21%). Viennent ensuite les animaux de compagnie (19%), les fêtes/soirées (18%) et la musique souvent jugée trop forte (16%). En général, on parle de tapage nocturne lorsque ces bruits sont commis la nuit, entre 22h et 7h, précise la loi. En journée, ils peuvent causer un trouble anormal de voisinage dès lors qu'ils sont répétitifs, intensifs, ou qu'ils durent dans le temps.

Les recours possibles

Les recours possibles en cas de problème avec ses voisins? Si le dialogue n'a apporté aucune solution amiable, différents recours sont possibles avant de passer par la case tribunal, explique ainsi le site des notaires Immonot.com. Premier réflexe, prendre contact avec la mairie pour les alerter. Le maire peut en effet prendre des arrêtés pour réglementer, par exemple, l'utilisation des barbecues ou les heures autorisées pour tondre.

En copropriété, il est conseillé de se tourner vers le syndic de l'immeuble, ou vers le propriétaire bailleur quand le responsable de la nuisance est un locataire. Une mise en demeure est d'ailleurs tout à fait possible. Autre alternative: recourir à un médiateur professionnel, qui aura pour mission de rétablir le dialogue et trouver une solution amiable entre les deux voisins.

Appelez le 17

Si le conflit persiste, il ne faut pas hésiter à faire appel à un huissier ou aux forces de l'ordre (police, gendarmerie, commissariat...) pour qu'ils constatent l'infraction et dressent un constat ou un procès-verbal, recommande de son côté la CLCV, une des plus importantes associations nationales de consommateurs et d'usagers en France.

Il faut savoir qu'en matière de nuisances sonores, une amende forfaitaire peut être infligée à hauteur de 68 euros si l'auteur des troubles règle l'amende immédiatement ou dans les 45 jours suivant le constat d'infraction (180 euros au-delà de ce délai), dit la loi.

À noter enfin, toujours au chapitre du voisinage, qu'un propriétaire peut être sanctionné par la justice s'il dissimule volontairement un défaut pour obtenir l'accord de l'acheteur. On se souvient de cette affaire à Montigny-lès-Metz, en Moselle, où un couple a été condamné à verser 9.000 euros aux acheteurs de leur appartement pour avoir caché l'existence d'une voisine à l'origine de graves nuisances pour l'ensemble des habitants de l'immeuble. Et en immobilier, cela s'appelle un dol...

Julien Mouret - ©2016 LaVieImmo
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