Ordre des agents immobiliers, le débat reste ouvert
Réagissez à cet article |
(LaVieImmo.com) - Pour ou contre la création d’un ordre des agents immobiliers ? Le quotidien La Tribune relance le débat jeudi, en opposant les opinions de Henry Buzy-Cazaux, vice-président du promoteur immobilier Tagerim, et René Pallincourt, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim).
On se souvient qu’un rapport de la DGCCRF (Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) avait fait polémique à l’automne, en mettant à jour l’existence de « pratiques commerciales abusives ou anticoncurrentielles » au sein du secteur immobilier. Plus récemment, le rapport Attali a préconisé la réduction des frais des agences immobilières (proposition 177), notamment via l’introduction de davantage de concurrence.
Début janvier, Henry Buzy-Cazaux s’était déjà prononcé en faveur de la création d’un ordre, « l’outil le plus puissant de régulation d’une profession ». Revendiquant « le zéro défaut dans les professions d’agent immobilier ou d’administrateur de biens », il estime aujourd’hui que la création d’un tel ordre, « qui ne fermerait en rien l’accès à la profession » aurait « deux effets majeurs ». Elle permettrait d’une part « d’assainir la profession et de restaurer son image auprès du public », et d’autre part de rappeler « que toute qualité de service à un prix et que ce prix est désormais pleinement justifié ».
Un avis que ne partage pas René Pallincourt. Pour le président de la Fnaim, « l’immense majorité des professionnels sont des gens vertueux » et la manière dont l’étude de la DGCCRF a été présentée est « tout simplement scandaleuse ». En guerre contre des règlementations « devenues tellement complexes que toutes les agences immobilières sont virtuellement en infraction », M Pallincourt souhaite avant tout une simplification des textes, qui les rendrait applicables. « Ensuite la profession ne cesse de proposer au législateur des mesures pour réguler la profession et, bien sûr, combattre les abus qui nous font un tort considérable », poursuit-il. Considérant que la profession est avant tout impopulaire en raison de ses tarifs, René Pallincourt souhaite enfin que la loi autorise les agences immobilières « à développer d’autres activités de services », ce qui leur permettrait de « mutualiser [leurs] coûts ».
- Dernières actualités divers
- 02/02/2012 Copropriétaires et mal-logés, les pistes de la Fondation Abbé Pierre
- 02/02/2012 Paris : Des locataires HLM espionnés par leur bailleur
- 02/02/2012 Présidentielles : Les candidats se mobilisent pour le logement
- 02/02/2012 L'extension du Tramway : Un "coup de fouet" pour Le Mans
- 01/02/2012 Pour en finir avec le mal-logement
- 27/01/2012 L'Etat agit pour que les Français se déplacent à vélo
