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DiversDiversjeudi 11 juin 2015 à 11h02

Une octogénaire menacée d'expulsion par... son fils


Une expulsion sur fond de déchirement familial, à Verdun
Une expulsion sur fond de déchirement familial, à Verdun
Une expulsion sur fond de déchirement familial, à Verdun (©dr)

Une retraitée résidant à Verdun pourrait être forcée de quitter son logement. A l'origine : une demande d'expulsion formulée par son propre fils, propriétaire du bien.

(LaVieImmo.com) - La cour d'appel de Nancy doit se prononcer ce jeudi sur une demande d'expulsion plutôt insolite. Et ce à double titre : la plainte est formulée à l'encontre d'une retraitée de 86 ans, et elle émane du propre fils de la vieille dame, rapporte Le Figaro. Micheline Terrier, locataire depuis 1973 d'une maison à Verdun, s'est en effet vu signifier l'an dernier un commandement de quitter les lieux. Depuis cette date, elle n'a pu rester dans son logement qu'en vertu d'une suspension de l'exécution provisoire, préalablement à l'expulsion.

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Le fils de l'octogénaire, propriétaire de la maison depuis « plus de vingt ans » selon son avocat, Me Sylvain Beyna, héberge sa mère pour un loyer de 365 euros, selon le quotidien. « Mais voilà, il est à la retraite, il a totalement refait sa vie dans une autre région: il avait besoin de liquider (le bien), et n'avait pas d'autre choix que de donner son congé à sa mère », explique-t-il. L'homme dit aussi avoir réalisé beaucoup de travaux dans le logement, et indique vouloir vendre le bien pour 125.000 euros.

« Dans les règles de l'art »

Préalablement à la demande d'expulsion, des offres ont bien été faites à la retraitée, explique au Figaro Me Beyna, pour qui son client « a fait ça dans les règles de l'art : il a demandé à différentes agences des propositions de logement au même prix… qui n'ont pas été acceptées. Du coup, on a assigné, et le tribunal d'instance, jugeant la procédure régulière, nous a donné raison », ajoute l'avocat.

Du côté de la partie adverse, Me Frédérique Méneveau indique que « les offres étaient toujours inadaptées ». Les biens proposés étant « en étage sans ascenseur », ou encore « en haut d'une rue en pente raide », indique l'avocate de Micheline Terrier. Mais résultat, la retraitée, qui souffre d'arthrose et de diabète, se retrouve sans « piste de relogement ».

La cour d'appel jugera de l'opportunité de la demande. Mais « en droit seulement », rappelle Me Méneveau. Et sans doute en « laissant de côté la morale », comme l'a concédé au Figaro Me Beyna…

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