Urbania : IPE se met d'accord avec les créanciers
3 Commentaire(s) |Urbania échappe à la faillite. Le troisième réseau de syndic de France, en lourdes difficultés financières, vient d’être repris par le groupe IPE, au terme de plusieurs mois de négociations.
(LaVieImmo.com) - Les 400 000 copropriétaires d’immeubles gérés par Urbania peuvent souffler. Le fonds d’investissement Investors Private Equity (IPE), en négociations avec les créanciers de l’administrateur de biens depuis le printemps, a confirmé mardi la signature d’un accord de conciliation relatif à la reprise de la totalité des 105 cabinets du groupe. Conclu hier sous l’égide du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), instance chargée d’assister les entreprises en difficulté, celui-ci doit encore être homologué par le tribunal de commerce de Nanterre, le 20 septembre prochain.
Plus de comptes séparés
En l’état, l’accord de conciliation permet à IPE de mettre la main sur 105 sociétés opérationnelles entièrement désendettées. Les banques créancières du groupe ont finalement accepté de renoncer à la moitié de leurs créances, dont le montant cumulé s’élève à 430 millions d’euros – dont 240 millions pour la seule Société Générale – en échange d’obligations convertibles, d’ici à 2025, en titres de la société. IPE observe le plus grand silence sur le montant de l’opération, ou sur l’identité des investisseurs à ses côtés, présentés comme des « family offices européens ».
Aux copropriétaires de biens gérés par Urbania, Philippe Nguyen, président d’IPE, promet « un effort tout particulier dans le domaine des systèmes d’information », avec notamment la possibilité de préparer en amont la tenue des assemblées générales sur Internet. Au centre de l’affaire Urbania, qui avait éclaté en début d’année, la pratique des comptes refllets devrait être abandonnée « très prochainement », promet le dirigeant. « Nous allons accélérer ce qui est prévu dans le projet de loi, en optant systématiquement pour des comptes séparés de ceux des syndics », a-t-il ajouté.
L'ARC conseille toujours la prudence
Il en faudrait plus pour calmer l’Association des responsables de copropriété (ARC), qui dénonce depuis plusieurs mois le scandale Urbania. « Les annonces faites par IPE ne nous apprennent rien ! La seule chose qu’on sait, c’est qu’un accord a été passé avec les banques, et que le groupe évite la faillite, commente Bruno Dhont, directeur de l’ARC. Qui sera à la tête d’Urbania, quelle sera sa politique de gestion, et quelles sanctions seront prises pour contre les dysfonctionnements passés, tout cela, nous n’en savons rien », poursuit-il.
Avant d’en apprendre davantage, M. Dhont conseille d’ores et déjà aux copropriétaires de demander une proposition à un concurrent et de l’adresser en recommandé à Urbania, afin de ne « pas être pris en otage lors de la prochaine assemblée générale. Il faut faire comprendre à Urbania et IPE qu’il est possible de se passer d’eux », ajoute-t-il.
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Mais dans cette transaction quelle part occupe le Groupement Français de caution? Ne devait-il pas garantir la représentation des fonds mandants? Aurait-il réussi, retranché derrière les "errements" des banques à s'exonérer de toute charge financière ou bien disparait-il dans la tourmente? Si oui que signifie alors la garantie financière?
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...part à ce qui'il soit content qu'une solution soit trouvée pour les clients et les collaborateurs. Mais non, c'est trop difficile de sortir d'une vision binaire des choses où dans son monde, il y a d'un côté les gentils (les copropriétaires et leurs ardents défenseurs) et de l'autre les méchants (les syndics, qui à l'instar de Don Salluste se réveillent le matin grâce à son valet Blaze au son de "il est l'or, Monseignor ..). Ah, si le Monde était aussi simple !
Je ne connais pas M DHONT, mais quelle revanche a-t-il à prendre contre la vie pour développer un tel zèle contre cette entreprise ! Oublie-t-il qu'une entreprise est avant tout constituée d'hommes et de femmes et qui n'ont vraisemblablement pas honte de leur qualité de travail et n'ont pas envie dans leur très grande majorité de se voir livrer à la vindicte populaire pour les erreurs (s'il y a erreur ) de leurs dirigeants. Au contraire, on aurait pu s'attendre de sa