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La Vie immobilière N° 7Paru le mardi 1 mai 2007 à 00h00

Du neuf au Rouet, à Marseille


Dans ce secteur autrefois décoté du 8e arrondissement, la construction de mille logements sur la ZAC du Rouet et des aménagements urbains dynamisent ce quartier dont on redécouvre les côtés positifs.

Entre l'avenue Jules-Cantini et la rue du Rouet, un nouveau quartier sort de terre. Ce secteur du 8e arrondissement, longtemps déprécié, se rénove grâce à la mise en route de la ZAC du Rouet, pilotée par la SEM Marseille Aménagement. D'ici à 2010, 14 immeubles (soit un millier de logements), un groupe scolaire de 15 classes et une crèche verront le jour à la place d'anciennes friches artisanales et de petits immeubles d'habitation dégradés.

Pour l'heure, la commercialisation d'une première tranche de 480 logements, dont la livraison est prévue pour mi-2009, a démarré. A Rive Parc, le village de vente placé à l'entrée de la ZAC, Vinci-DH, Perimmo-Primosud, George V-Eiffage, Icade-Sifer et les Nouveaux Constructeurs proposent des appartements d'une superficie de 60 à 100 m2, à 3 900 euros le mètre carré en moyenne. Un tarif intéressant pour le 8e arrondissement, le plus résidentiel de Marseille, où le prix du neuf dépasse 4 500 euros habituellement. Pour la ZAC du Rouet, il faut donc compter en moyenne 250 000 euros pour devenir propriétaire d'un T3 avec parking, 360 000 euros pour un T4 et 500 000 euros pour un T5.

Les différences de prix entre les programmes sont moins marquées que dans les autres ZAC de la ville. Les appartements donnant sur le parc du 26e-Centenaire ne sont pas plus chers que ceux situés en coeur d'îlot en raison de l'état de l'avenue Jules-Cantini, dont une bonne partie ressemble encore à un terrain vague.

C'est d'ailleurs ici qu'est expérimenté le nouveau dispositif municipal d'aide en faveur des primo-accédants marseillais. Chaque promoteur présent sur le site s'est engagé à proposer 20 % de logements à 2 500 euros le mètre carré au maximum. Les acheteurs doivent s'engager à habiter ces appartements pendant cinq ans et ne pas disposer de revenus supérieurs au plafond PLS (prêt locatif social) majoré de 20 %. Un dispositif qui explique en partie le nombre de ventes enregistrées dans la ZAC. Près de 60 % des logements de la première tranche auraient déjà trouvé preneurs, alors que le rythme de commercialisation du neuf se ralentit dans la cité phocéenne.

Des trois-pièces en Robien

Les investisseurs, qui réalisaient 50 % des transactions dans le neuf en 2005 contre moins de 30 % aujourd'hui, cibleront plutôt les trois-pièces. Comme partout en ville, le plafond des loyers en Robien (14,21 euros le mètre carré) est devenu difficile à atteindre pour les deux-pièces. En revanche, le propriétaire d'un trois-pièces de 65 m2 avec box, payé un peu moins de 250 000 euros, peut ici prétendre à un loyer mensuel de 805 euros hors charges.

« Les programmes neufs ont incontestablement dynamisé le marché de l'ancien dans ce quartier, qui était à l'origine le moins bien coté du 8e arrondissement. Et cela même si, depuis six mois, les ventes se signent à un niveau de 10 à 15 % inférieur aux prix affichés », confie Yves Mangin, gérant de la Lucarne de l'Immobilier. Le long des rues perpendiculaires à la rue du Rouet, les appartements situés dans les immeubles des années 1960 se vendent entre 2 300 et 2 700 euros le mètre carré. Dans le récent, le mètre carré peut monter jusqu'à 3 000 euros, alors qu'ailleurs dans le 8e il faut plutôt compter 3 500 euros

Sophie Bonis

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