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La Vie immobilière N° 8Paru le vendredi 1 juin 2007 à 00h00

Du vieux tout neuf


A Paris, dans le 3e arrondissement, au coin des rues Pastourelle et Charlot, Jacques Cholet et la Cogedim restructurent un ancien hôtel particulier et ses dépendances.

La porte du 6 de la rue Pastourelle dans le quartier du Marais à Paris n'a pas changé depuis des lustres. Inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, elle est intouchable. A l'intérieur, sans doute des poutres d'origine, des planchers du xviie siècle, des murs du xviiie. « Les bâtiments ont connu tellement d'usages que l'on ne sait plus bien de quand ils datent », explique l'architecte Jacques Cholet (agence DTACC). Cet habitué de la rénovation se délecte de ce chantier : la construction de 43 logements (dont 14 sociaux vendus à des investisseurs) dans cinq constructions d'époques et de styles différents. Au centre, l'hôtel particulier de Nicolas de Bautru, devenu le siège social d'Essilor ; au fond, d'anciennes bâtisses industrielles, et, sur rue, des immeubles d'habitation. Il faut y ajouter plusieurs cours, un jardin et même un petit théâtre privé... Depuis le début des années 1990, l'îlot racheté à l'entreprise de verres optiques par les frères Costes a connu un destin plutôt chaotique. Successivement squattés puis incendiés, les bâtiments ont été finalement abandonnés. « Lorsque nous nous sommes lancés, nous n'avions pas tout visité tellement certains endroits étaient dangereux, se souvient l'architecte. Au gré du chantier, nous découvrons des difficultés supplémentaires. C'est le lot de toutes les rénovations. »

Le projet du promoteur, la Cogedim, a redonné une véritable stature à ce coin de rue : les appartements recréés ont été commercialisés plus de 9 000 euros le mètre carré. Même si le marché du Marais n'atteint heureusement pas ces prix-là partout (6 750 euros le mètre carré en moyenne, tout de même), les acquéreurs ne s'y sont pas trompés : il ne reste que deux lots à vendre. « Ils ont trouvé ici ce qui n'existe pas dans le quartier, explique Jacques Chollet. C'est le charme du Marais, sans ses défauts : des surfaces modernes, conçues selon des plans originaux, parfois dictés par la forme des immeubles, et surtout le confort d'espaces bien éclairés, de murs à l'équerre, de planchers ni gondolés ni en pente, de parties communes soignées, d'ascenseurs... le tout au sein de bâtiments anciens et de bonne qualité. » Distribution atypique donc : le salon de l'un des logements de l'hôtel particulier jouit d'une hauteur sous plafond de 6 mètres alors que les chambres, d'un volume classique, sont construites l'une au-dessus de l'autre. Matériaux sobres et simples : ni Versailles, ni point de Hongrie pour les parquets à larges lames alignées ; dans les salles de bains, de grands carreaux de couleur sombre. Au fond de la parcelle se dressera la seule construction totalement neuve : un immeuble de verre et de brique de quatre étages (un logement par niveau), orienté plein sud, avec vue sur l'hôtel particulier voisin

Catherine Sabbah

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