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La Vie immobilière N° 16Paru le mardi 1 avril 2008 à 00h00

Fonds immobiliers Un rebond à confirmer


En février, les résultats des grandes valeurs foncières ont rassuré. Mais cette reprise est-elle durable ?

Tandis que les marchés d'actions affichent des pertes moyennes à deux chiffres depuis le début de l'année, les fonds immobiliers font preuve d'une remarquable résistance. D'autant plus que les craintes concernant l'économie mondiale n'ont épargné aucune classe d'actifs (voir graphe), les fonds immobiliers ayant perdu près de 10 % au cours des quinze premiers jours de 2008. Depuis, l'ensemble a profité d'un rebond assez net. La raison ? Le sentiment des investisseurs d'avoir jeté le bébé avec l'eau du bain. Surtout en Europe. Après un exercice 2007 ayant sanctionné les survalorisations des sociétés foncières, les publications de leurs résultats en février sur le Vieux Continent ont été satisfaisantes. L'immobilier a su mettre en avant ses atouts. Avec des indicateurs en forme, des baux signés pour plusieurs années, des loyers indexés sur l'inflation, les sociétés foncières offrent une bonne visibilité et se présentent comme des valeurs défensives par excellence. Cette reprise profite aux fonds purs investis sur des grandes sociétés foncières, privilégiées - crise oblige - par les investisseurs.

L'impact de l'inflation

La récente reprise d'un titre comme Unibail Ro damco de plus de 15 % en février a profité à un fonds indiciel comme Balzac Real Estate Europ XUK (voir encadré ci-contre) et, un cran en deçà, à un fonds comme Compagnie Immobilière Acofi. Même constat pour le fonds de fonds Sélection Foncier qui a tiré profit de ses positions sur des centres commerciaux et dans les bureaux. Parmi ceux qui n'ont que partiellement bénéficié du rebond, les fonds largement diversifiés (Euro Immo-Scope Performance) ou ceux investissant dans le monde entier. En privilégiant les petites sociétés foncières, Palatine Immobilier (- 5,95 %) n'a pas non plus profité de la forte demande sur les grandes foncières.

Reste à savoir si le rebond du mois de février est durable ou non. Les avis divergent. D'un côté, les plus optimistes veulent voir dans l'immobilier une valeur refuge contre l'inflation. D'un autre, les gérants les plus pessimistes parlent d'un simple rebond technique en février et ne voient pas comment la pierre échapperait à la crise. Avec une baisse des prix dans le résidentiel et dans l'activité commerciale. Autant conseiller aux investisseurs de multiplier les « points d'entrée » tout au long de l'année. 2008 ne devrait pas être une mauvaise année, mais mieux vaut limiter les risques

Jean-François Tardiveau

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