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La Vie immobilière N° 19Paru le mardi 1 juillet 2008 à 00h00

Gap (05) Studios en centre-ville


Peu nombreuses, les petites surfaces s'achètent dans le centre-ville. Il ne faut pas hésiter à négocier car les propriétaires ont tendance à surévaluer leur bien.

Avec les Alpes pour paysage et un climat très provençal, la ville de Gap séduit les aficionados de la neige et du soleil. Cette petite ville des Hautes-Alpes attire des touristes en saison, des étudiants à l'année et des retraités qui viennent y passer de beaux jours de temps en temps. Comme pied-à-terre ou comme produit d'investissement, le studio à Gap s'achète en centre-ville.

Rarement acquis pour une résidence principale, une petite surface peut être louée pour un tarif moyen de 300 euros par mois. Et quand le marché de la location se tend, le centre résiste. Ensuite, il faut acheter au bon prix, et là ça se gâte. « La plupart des studios que j'ai en catalogue sont présentés à des tarifs surévalués par le propriétaire. J'ai, par exemple, un studio de 30 m2 à vendre pour 90 000 euros. Il est en centre-ville dans une copropriété du début du xxe siècle, sans garage ni ascenseur. Et le propriétaire s'étonne qu'il soit toujours à l'affiche depuis un an », s'insurge Chrystèle Robert, négociatrice chez Century 21, en consultant sa base de données. Un autre de 31 m2, situé en plein centre-ville, avec cuisine équipée et douche à l'italienne, dans un immeuble ancien, est proposé depuis le mois de janvier à 3 485 euros le mètre carré, soit 108 000 euros ! Il y a encore deux ans et demi, ce même produit ne valait que 60 000 euros.

La plupart des propriétaires réclament des sommes astronomiques. Ils refusent d'admettre la fin de la parenthèse enchantée et jouent sur le fait que les studios à Gap restent rares. Quoi qu'il en soit, tous les professionnels vous le diront, ici, le prix au mètre carré dans l'habitat ancien de plus de cinq ans s'échelonne entre 2 000 et 2 100 euros. Il ne faut donc pas avoir peur de faire des propositions franchement plus basses que les tarifs indiqués et profiter de ce que certains propriétaires pressés ou paniqués revoient leurs prétentions. Pour cela, il vous faudra argumenter sur le moindre détail : immeuble avec ou sans ascenseur, avec ou sans cave, vue sur la montagne ou pas, jouissance d'un balcon ou d'une terrasse, toilettes séparées ou non, standing de l'immeuble... A titre d'exemple, un vendeur réclamait au mois de décembre 81 000 euros pour une surface de 28,5 m2, soit 2 842 euros le mètre carré, puis 79 000, 76 500, pour finir en juin à 75 000 euros, soit tout de même 2 630 euros... et plus de 200 euros du mètre carré de moins

Alexandra Da Rocha

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