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La Vie immobilière N° 8Paru le vendredi 1 juin 2007 à 00h00

Habiter le mont Saint-Clair à Sète (34)


Le mont Saint-Clair s'impose comme le quartier le plus coté de la ville natale de Georges Brassens. Malgré une conjoncture morose, la demande ne faiblit pas.

Du haut de ses 183 m d'altitude, le mont Saint-Clair se détache très nettement sur l'horizon plat qui l'entoure. Dominant la ville de Sète, il offre un point de vue imprenable sur la mer Méditerranée et sur l'étang de Thau et ses parcs à huîtres. Ce quartier de 20 hectares de pinède est donc devenu au fil des ans le plus prisé de la ville. « Tout le monde veut y habiter », lance un agent immobilier, un brin dépité. Au point désormais d'afficher complet.

Evidemment, les prix s'en ressentent. Peu importe le caractère de la maison, d'ailleurs souvent quelconque dans ce coin de la ville à l'urbanisation relativement récente, puisqu'elle remonte aux années 1950. Ici, c'est la vue qui prime. C'est elle qui fait l'essentiel de la cote. « Les maisons avec vue sur terre, sur étang ou sur mer, ou sur mer et sur étang suivent un ordre de prix croissant », explique Chantal Gabriel, de Hermès Immobilier. « Plus on grimpe et plus c'est cher », confirme Jérôme Bourgeois, directeur du groupe ASC Immobilier. La plupart des transactions s'y font au-delà de 500 000 euros et les plus belles propriétés peuvent même dépasser le million d'euros.

Baraquettes

En cherchant bien, il est toutefois encore possible de trouver quelques maisons à des prix raisonnables. « Avec un budget de 500 000 euros, on commence à toucher les premiers prix du mont Saint-Clair », annonce Jérôme Bourgeois. Il s'agit de maisons orientées vers la terre ou avec des travaux de rénovation à prévoir. C'est par exemple le cas de cette ancienne « baraquette » - ces petites constructions locales que l'on se réservait autrefois pour prendre le frais et qui, depuis, ont souvent fait l'objet d'extensions -, récemment adjugée 477 000 euros. D'une surface habitable de 170 m2 sur un terrain de 1 080 m2, elle bénéficie d'une pleine vue sur l'étang de Thau et dispose d'un terrain dit « piscinable ». Un autre atout sur cette colline, dont le défaut est parfois d'avoir des pentes un peu escarpées. « C'était une belle affaire pour les acquéreurs, mais il leur a fallu prévoir des travaux de second oeuvre assez conséquents », prévient Chantal Gabriel.

Si on n'a pas la chance de tomber sur pareille affaire, il est possible de se replier sur le centre-ville. L'avenue Victor-Hugo constitue par exemple une belle adresse, avec ses immeubles de type haussmannien. Tout comme les quais du canal de Sète et plus particulièrement ceux du Cadre royal, où les appartements sont en général très bien rénovés. Sur le quai de Bosc s'est ainsi récemment vendu un appartement de 115 m2, au troisième étage d'un immeuble de standing du début du xxe siècle, équipé d'un ascenseur, pour 376 000 euros. Mais les prix peuvent là aussi connaître parfois des poussées de fièvre. Comme cet appartement T4 de 80 m2 qui est parti à 450 000 euros, notamment parce que, situé au dernier étage, il était doté d'une terrasse de style tropézien. Un élément appréciable, il est vrai, dans une région où le soleil brille presque toute l'année

Frank Audonnet

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