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La Vie immobilière N° 4Paru le jeudi 1 février 2007 à 00h00

Hôtel particulier sur la butte Montmartre, à Paris


Fini la vie d'artiste. Ce quartier mythique est désormais la proie des gens fortunés et en bonne santé. Car plus on monte et plus c'est cher.

Quand on évoque le 18e arrondissement de Paris, on pense évidemment à la butte Montmartre, avec ses ruelles étroites pavées, son funiculaire, ses escaliers qui partent à l'assaut du Sacré-Coeur et la place du Tertre que les hordes de touristes envahissent en toute saison, fascinés par son histoire et son charme. Les enseignes des bistrots, des restaurants et des cabarets sont souvent là pour rappeler ce riche passé. La Mère Catherine, le Lapin agile, le Bateau-Lavoir sont autant de lieux mythiques qui restent gravés dans les mémoires. Certains ont résisté au temps, d'autres ont disparu, comme le Bateau-Lavoir, transformé aujourd'hui en une cité d'artistes, qui accueillit, en son temps, Braque, Apollinaire, Picasso... Berlioz, Stendhal ou Zola reposent pour leur part au cimetière Montmartre, autre lieu qui attire les promeneurs... Bref, l'histoire de Montmartre est étroitement liée aux artistes qui fréquentèrent le quartier.

Mais si la Butte a conservé l'affection des artistes, force est de constater que la vie de bohème n'y a plus vraiment cours. C'est désormais le fief d'une clientèle fortunée, prête à débourser des centaines de milliers d'euros pour un hôtel particulier ou une maison de ville situés avenue Junot, rue Lepic, allée des Brouillards ou encore villa Léandre... « Les maisons de ville sans extérieur se vendent moins cher que les appartements, d'autant qu'elles disposent souvent de petits volumes, prévient Martine Kuperfis, responsable de Junot Investissements, spécialiste des belles adresses de la Butte. En revanche, les maisons avec jardin sont très recherchées mais restent rares. Les acquéreurs sont prêts à faire un compromis sur la lumière au rez-de-chaussée pour bénéficier d'un espace extérieur. Difficile d'en trouver avec de beaux volumes. Nous avons une pénurie de biens de moyenne importance, d'une superficie comprise entre 100 et 180 m2 », poursuit-elle. Du coup, le ticket d'entrée est élevé : entre 900 000 et 1,5 million d'euros. Sans compter les travaux de rénovation qui peuvent s'avérer très lourds ! A titre d'exemple, une maison de 200 m2 avec jardin de 140 m2, sans vis-à-vis, s'est vendue 1,575 million d'euros, rénovation en sus. Le bas de la Butte est beaucoup plus abordable. Une habitation de 160 m2 à restaurer est ainsi partie à 715 000 euros.

Les hôtels particuliers, quant à eux, se négocient bien plus cher. Avenue Junot, adresse chic par excellence, l'un d'entre eux (270 m2), avec 100 m2 de terrasse et une vue époustouflante sur la capitale, a trouvé preneur à 2,55 millions d'euros. Un autre de 380 m2 s'est vendu 3 millions d'euros. « Ces produits de luxe ne sont pas les plus difficiles à commercialiser, explique Brice Moyse, de l'agence Immopolis. Les acquéreurs ne sont pas à 15 000 ou 20 000 euros près. En revanche, pour des biens plus classiques, on est à la veille d'un recentrage, les acquéreurs sont moins présents »

Colette Sabarly

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