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La Vie immobilière N° 17Paru le jeudi 1 mai 2008 à 00h00

Ile-de-France coup de frein généralisé... sauf à Paris


Le marché francilien est entré dans une phase de baisse d'activité d'autant plus accentuée que l'on s'éloigne de la capitale.

Le repli constaté sur les marchés franciliens affecte principalement la grande couronne et, singulièrement, le marché de la maison individuelle. De ce fait, les catégories intermédiaires de la population qui constituent le gros bataillon des accédants à la propriété de ce segment de marché sont les plus touchées », constatent les notaires de Paris dans leur dernière étude de conjoncture. Ils enregistrent une contraction de l'activité en Ile-de-France : 234 370 ventes ont été conclues l'an passé, soit 1,2 % de moins qu'en 2006. Et c'est en grande couronne que le tassement du marché immobilier est le plus sensible. Les ventes immobilières y ont accusé un repli de 2,8 %, alors qu'elles restaient quasiment stables à Paris et en petite couronne (- 0,1 %).

Même contraste sur le front des prix des logements anciens. Ils ont enregistré une évolution inférieure à 5 % en grande banlieue, de l'ordre 7 % en petite couronne et carrément un bond de 10,5 % dans la capitale, où les prix ont ainsi rebondi dans douze arrondissements. Contrairement aux dernières années où les quartiers les moins chers progressaient le plus vite, ce sont les arrondissements centraux (1er, 4e, 5e et 6e) qui ont enregistré les plus fortes hausses (plus de 13 %). Le mètre carré a désormais été propulsé à plus de 5 000 euros au mètre carré (5 050 dans le 19e, le moins cher de Paris) dans tous les arrondissements. Indéniablement, le poids des acquéreurs étrangers dans la capitale soutient la hausse du marché parisien. Si leur part est globalement stable depuis 2001 (7,6 %), elle atteint respectivement 23,9 et 25,7 % dans les quartiers de Saint-Germain et des Champs-Elysées.

Pour les notaires parisiens, le niveau des prix doit encore s'ajuster à la capacité d'endettement des acquéreurs, faute de quoi le rythme de commercialisation s'allongera, les stocks se gonfleront et le repli d'activité constaté depuis plusieurs trimestres s'amplifiera en 2008. Il s'inscrit déjà en recul de 4 % en janvier et de 2,5 % en février. Et devrait évidemment être d'autant plus marqué en grande couronne

A. A.

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