Magazine immobilier
LaVieImmo.com
Les archives du magazine La Vie Immobilière
La Vie immobilière N° 3Paru le vendredi 1 décembre 2006 à 00h00

Immeubles bourgeois bon marché à Marx-Dormoy, Paris 18e


Le quartier autour de la rue Marx-Dormoy, un des moins chers de Paris, attire une nouvelle population, séduite par le potentiel du secteur.

Un bar à vodka fait de glace et de lumière au premier étage d'un hôtel très branché de la capitale : nous sommes dans le 18e arrondissement, non loin du métro La Chapelle. Dans ces rues encore très populaires, coincées entre la Goutte-d'Or et les rails qui relient la gare de l'Est à la banlieue, l'établissement du Kube, lieu chic et cher, ne fait pas mentir les agents immobiliers qui parient sur une évolution positive de cette partie de l'arrondissement.

« Le secteur change. Avant, nos clients ne voulaient même pas en entendre parler. Aujourd'hui, ils visitent plus volontiers les appartements qu'on leur propose », explique Judith Gortz, de l'agence ERA Caulaincourt. Martial Bozon, de Laforêt Marx-Dormoy, confirme : « Du fait du coût élevé de l'immobilier dans la capitale, une nouvelle population investit les environs, souvent des jeunes cadres avec des revenus importants. » Les tarifs de ces rues encombrées de magasins en tout genre sont, il est vrai, imbattables, si on les compare à ceux du 18e bourgeois autour de Montmartre ou du métro Lamarck-Caulaincourt. Ils vont de 3 500 euros le mètre carré pour un appartement à rénover à 4 500 euros pour un haussmannien en parfait état, soit l'équivalent d'une semaine dans la suite double la plus chère du Kube. En deçà du niveau moyen des prix parisiens.

Le marché immobilier s'anime, comme en attestent les quelques agences installées depuis peu. Témoin la transformation du marché de l'Olive et ses grandes halles entourées de rues piétonnes. En l'espace de quelques années, cette placette a vu sa cote grimper grâce aux rénovations menées par la mairie qui devraient être terminées pour 2007. La facture y atteint aujourd'hui le plafond du secteur, soit autour de 4 500 euros le mètre carré. « C'est tout à fait nouveau : quand je propose un bien à proximité du métro Marx-Dormoy, les gens me demandent tout de suite s'il se situe quartier de l'Olive », note Judith Gortz. Des affaires peuvent encore y être réalisées. Non loin, square de la Madone, un 30 m2, au 4e étage sans ascenseur, dans un immeuble en crépi, a été cédé 110 000 euros, soit 3 700 euros le mètre carré. Un prix qui se justifie : l'appartement était à rénover entièrement. A quelques encablures de là, place Hébert, un trois-pièces de 57 m2, dans un immeuble des années 1930, au 2e étage sans ascenseur, a trouvé preneur à 243 000 euros, soit environ 4 400 euros le mètre carré.

Soutenir les copropriétaires

Sans surprise, les nombreux immeubles de cachet ont la préférence des acquéreurs. « Le secteur conserve une belle substance architecturale. Les édifices haussmanniens n'y sont pas rares, même s'ils ne sont pas toujours en très bon état », explique Judith Gortz. La mairie, consciente du problème, ne ménage pas ses efforts pour aider financièrement les copropriétaires à rénover les façades. Cette action se double de projets urbains d'envergure. Ainsi la ZAC Pajol, à cheval entre les 19e et 18e arrondissements, où 30 hectares doivent être viabilisés pour donner naissance à un jardin, une bibliothèque, un IUT, un collège... « Le visage du quartier va fondamentalement changer. Il y a une volonté forte du maire d'arrondissement, Daniel Vaillant, pour faire évoluer le secteur », se réjouit Martial Bozon

Jorge Carasso

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...