Besançon
LaVieImmo.com
InterviewInterviewjeudi 26 septembre 2013 à 09h24

" Besançon est pénalisée par l'absence des primo-accédants "


Jacques Pargny, responsable de l'agence ERA à Besançon
Jacques Pargny, responsable de l'agence ERA à Besançon
Jacques Pargny, responsable de l'agence ERA à Besançon (©dr)

Quatre questions à Jacques Pargny, responsable de l’agence ERA à Besançon, place Flore.

(LaVieImmo.com) - Comment se porte le marché de l’immobilier bisontin ?

Jacques Pargny : A Besançon intra muros, le nombre de transactions est plus fort que l’année dernière à la même période. Nous enregistrons une hausse d’environ 5 % actuellement, mais attention : en 2012, le marché affichait une contraction de 20 %. Globalement, à Besançon, le marché des maisons est assez étroit. Les maisons à environ 200 000 euros qui doivent subir des travaux se vendent particulièrement bien et attirent des secondo accédants. L’attentisme qui a nettement sévi à partir du second semestre 2012 tend à se dissiper, même si les potentiels acquéreurs restent hésitants.

Quel est le profil de votre clientèle ?

Jacques Pargny : Besançon est une ville administrative, donc nous traitons majoritairement avec des fonctionnaires, mais également avec des préretraités. A noter que la clientèle étrangère est très rare. Nous sommes pénalisés par l’absence des primo-accédants, qui est due notamment à la frilosité des banques. Par ailleurs, les potentiels acquéreurs sont plus sérieux, toutes les démarches en amont sont effectuées, notamment auprès des banques. Leurs dossiers sont très bien construits.

Quels sont les secteurs recherchés et à l’inverse ceux qui le sont moins ?

Estimez votre bien
Estimez votre bien

Type de bien :

Jacques Pargny : Les secteurs qui ont le vent en poupe restent la Boucle, la Butte, Chaprais ou Saint-Ferjeux. Ce sont des quartiers très urbains, à proximité du centre ville. De fait, les aménagements du Grand Besançon avec notamment le projet du tramway vont encore plus dynamiser ces zones. D’ailleurs, lorsque un bien immobilier en vente est à proximité d'une station de tram, nous n’hésitons pas à le mettre en avant, c’est réellement une plus-value non négligeable. Les quartiers secondaires se situent par exemple à Saint-Claude et attirent une clientèle grâce à un développement sensible du commerce dans ce secteur. Bregille,secteur résidentiel, perd un peu de son attractivité justement par un manque de commerces de proximité.

Quels sont les prix pratiqués dans ce type de secteur?

Jacques Pargny : Le budget des acquéreurs est aujourd'hui limité. Ce qui a entrainé une baisse des prix, principalement dans les secteurs excentrés ou dans une situation géographique difficile, proche des boulevards par exemple, que j’évaluerai entre 10 et 15 % sur un an. A l’inverse, les prix pratiqués dans la Boucle ont bien résisté. Le mètre carré s'y négocie autour de 2 000 euros.

Propos recueillis par Sahra Laurent - ©2016 LaVieImmo
Donnez votre avis
Vous devez être enregistré pour pouvoir poster sur cet article
(il vous reste 2000 caractères)


En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...