Bordeaux
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InterviewInterviewjeudi 28 février 2013 à 09h29

"La belle pierre bordelaise garde la cote"


Valérie Lefort, Barnes Bordeaux
Valérie Lefort, Barnes Bordeaux
Valérie Lefort, Barnes Bordeaux (©dr)

Questions à Valérie Lefort, spécialiste du marché bordelais chez Barnes International Propriétés et Châteaux.

(LaVieImmo.com) - Comment se porte le marché haut de gamme bordelais ?

Valérie Lefort : La belle pierre bordelaise garde la cote. Le nombre de biens disponibles est relativement limité et les transactions se nouent généralement assez vite. Cela dit, attention : la notion de « haut de gamme » est finalement assez variable à Bordeaux. Nous nous occupons aussi bien de beaux appartements à 500 000 euros que d’hôtels particuliers à plus d’un million. Au-delà, la demande a tendance à se faire un peu plus discrète depuis quelques mois…

Quel est le secteur le plus actif ?

Valérie Lefort : C’est traditionnellement dans le secteur du Triangle, délimité par le cours Georges Clémenceau, le cours de l’Intendance et les allées de Tourny, que la demande est la plus forte. Les quartiers de la Croix Blanche, Saint-Seurin, le Bouscat ou Caudéran restent également très recherchés.

Quels sont, en moyenne, les délais de transaction ?

Valérie Lefort : C’est très variable. Nous avons vendu en moins de 48h00 un hôtel particulier du XIXè siècle à proximité des quais côté Chartrons, pour 1,4 million d’euros. Le vendeur était assez pressé et a accepté de revoir un peu ses prétentions à la baisse : la transaction s’est nouée pour 3 500 €/m², ce qui est tout à fait conforme au marché actuel. Les biens qui sont surévalués, en revanche, sont plus difficiles à vendre…

En règle générale, les vendeurs ont-ils tendance à surévaluer leur bien ?

Valérie Lefort : Là non plus, il n’y a pas vraiment de règle… Certains vendeurs restent accrochés à l’idée de réaliser une forte plus-value, sans se rendre compte que le marché n’est peut-être pas aussi porteur qu’il y a quelques mois. D’autres en revanche, souhaitent boucler rapidement leur vente et se montrent plus raisonnables. Je pense plus particulièrement aux vendeurs de biens à 4 millions d’euros ou plus, quelque peu inquiétés par les mesures du gouvernement et qui semblent prêts, même s’ils ne nous le disent jamais aussi clairement que cela, à quitter la France pour éviter de subir une pression fiscale trop forte.

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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