Bordeaux
LaVieImmo.com
InterviewInterviewjeudi 8 décembre 2011 à 08h53

"Le marché de l'hypercentre de Bordeaux est verrouillé"


Loïc Chevrel, négociateur chez Century 21 étude Saint-Seurin, à Bordeaux
Loïc Chevrel, négociateur chez Century 21 étude Saint-Seurin, à Bordeaux
Loïc Chevrel, négociateur chez Century 21 étude Saint-Seurin, à Bordeaux (©dr)

Dans l’hypercentre de Bordeaux, « le marché immobilier est verrouillé », estime Loïc Chevrel, négociateur chez Century 21 étude Saint-Seurin. Le professionnel constate une tension : « peu d'offre pour une forte demande », et en toile de fond, des prix qui restent « en conséquence élevés ».

(LaVieImmo.com) - Comment marche l’immobilier dans le centre de Bordeaux ?

Loïc Chevrel : Le centre est un peu « verrouillé » : on ne constate que peu d’offre pour une forte demande. Les prix sont en conséquence élevés, les propriétaires ayant tendance à être toujours plus gourmands dans leur mise en vente. Mais cela peut encore durer un certain temps, car il suffit qu’une personne pas trop regardante achète le bien sans négocier pour que cela contribue à maintenir ce niveau de prix. Qui plus est, nous sommes au cœur d’un secteur bourgeois : Saint-Seurin.

Quels sont les prix moyens pratiqués en centre-ville ?

Loïc Chevrel : Dans le triangle d’Or de Bordeaux – qui regroupe le cours Clémenceau, Intendance et Tourny -, on obtient la fourchette de prix la plus élevée : suivant la qualité et le type des biens, entre 2 700 euros et 4 000 euros par mètre carré. Un peu au-dessous, dans les Chartrons, la fourchette va de 2 600 à 3 500 euros le mètre. Mériadeck, autrefois mal considéré, a beaucoup évolué, et voit ses prix s’établir au niveau de ceux constatés dans les Chartrons. Dans le quartier Saint-Seurin, dans l’hypercentre, nous avons vendu récemment un appartement de 160 mètres carrés pour 498 000 euros. Proche Gambetta, un studio de 25 mètres carrés est quant à lui parti pour 80 000 euros.

Quel type d’acquéreur peut se permettre d’acheter dans ce secteur ?

Loïc Chevrel : Il y n’y a que peu de primo-accédants sur ce marché. Nous notons la présence de familles bourgeoises, qui ciblent de grosses maisons. De nombreux investisseurs locatifs également, ainsi que des Parisiens.

Propos recueillis par Léo Monégier - ©2016 LaVieImmo
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