Bourges
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InterviewInterviewjeudi 9 juin 2011 à 09h22

"Le coup de cœur ne suffit plus pour acheter à Bourges"


Valérie Lepointe est chasseuse immobilière à Bourges
Valérie Lepointe est chasseuse immobilière à Bourges
Valérie Lepointe est chasseuse immobilière à Bourges (©dr)

Valérie Lepointe est chasseuse immobilière à Bourges et dans le département du Cher (18). Après avoir travaillé dans une agence, elle a décidé d’ouvrir sa propre société, Sherlock Immo, il y a deux ans. Elle donne à LaVieImmo.com sa vision du marché immobilier de Bourges.

(LaVieImmo.com) - LaVieImmo.com : Comment se porte le marché berruyer ?

Valérie Lepointe : Même si l’on constate un regain d’activité depuis deux mois, la tendance est à l’accalmie. C’est à cause du bras de fer que se livrent vendeurs et acquéreurs. Les prix sont incohérents par rapport à la réalité du marché et les biens restent donc plus longtemps en vente. Bien sûr, il y a des exceptions sur des logements incroyables, mais en règle générale le coup de cœur ne suffit plus pour acheter.

LaVieImmo.com : Y-a-t-il un marché de primo-accédants ?

Valérie Lepointe : Il y a certes des demandes de primo-accédants, mais les prix ne correspondent pas à leurs budgets. Avec le PTZ+ [nouveau prêt à taux zéro renforcé, mis en vigueur depuis le 1er janvier 2011, NDLR], les jeunes couples recherchent des logements qui ont une bonne étiquette énergétique mais ils n’ont pas forcément les moyens de les acheter. Que ce soit pour eux ou pour n’importe qui d’autre d’ailleurs, les prix sont surestimés. Les acheteurs cherchent à faire des économies et de ce fait, la vente de particulier à particuliers explose.

LaVieImmo.com : Quels sont les quartiers les plus attractifs ?

Valérie Lepointe : Les quartiers Marroniers, Baffier, Gionne et Lahitolle, ainsi que les rues Charlet et Ernest Renan sont les endroits les plus demandés. L’hyper-centre reste attractif même si aujourd’hui la demande a tendance à baisser. C’est également le cas autour du Val d’Auron. Il y a certes des maisons récentes mais l’arrivée de logements sociaux et la délocalisation des habitants du nord de Bourges freine la demande. A contrario, l’avenue des Bigarelles et l’aéroport sont les lieux les moins prisés. Le nord de Bourges semble quant à lui boudé.

Propos recueillis par Darius Kachani - ©2016 LaVieImmo
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