Cherbourg-Octeville
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InterviewInterviewjeudi 7 novembre 2013 à 09h58

"Le marché immobilier cherbourgeois reste difficile"


Bruno Lemenand, franchisé Guy Hoquet L'immobilier
Bruno Lemenand, franchisé Guy Hoquet L'immobilier
Bruno Lemenand, franchisé Guy Hoquet L'immobilier (©dr)

Bruno Lemenand, franchisé Guy Hoquet L’Immobilier, est responsable des deux agences Lemenand Immobilier Gestion de Cherbourg et Tourlaville. Pour LaVieImmo.com, il décrit un marché toujours peu dynamique, où il n'est pas toujours facile de trouver "le juste prix".

(LaVieImmo.com) - Comment se porte l’immobilier cherbourgeois ?

Bruno Lemenand : La situation reste difficile. Le marché porte encore les marques de la crise de 2008-2009, même si un rebond passager des volumes de vente, l’année dernière, a pu faire croire que le pire était passé.

La baisse des prix n’a-t-elle pas relancé l’activité ?

Bruno Lemenand : On ne peut pas dire ça. Les biens se vendent, à la condition qu’ils soient mis en vente au bon prix. Mais celui-ci n’est pas toujours facile à estimer. Les acheteurs, conscients que le marché leur est favorable, se montrent très regardants, tandis que les vendeurs ont du mal à pratiquer d’importantes décotes. Soit parce qu’ils ne comprennent pas toujours qu’il est dans leur intérêt de ne pas surévaluer leur bien, soit, plus simplement, parce que leur plan de remboursement ne leur permet pas d’accepter de vendre à un prix trop éloigné de celui auquel ils ont acheté. Il ne faut pas oublier que les prix ont baissé de 20 à 25 % depuis le second semestre de 2008. Ceux qui ont acheté au plus haut et qui se retrouvent obligés de vendre aujourd’hui ne sont pas dans une situation facile…

Dans ce contexte, les délais de transaction doivent être très variables…

Estimez votre bien
Estimez votre bien

Type de bien :

Bruno Lemenand : Exactement. Il n’est pas rare que les agences immobilières conservent plusieurs mois en portefeuille des biens, parce que leurs propriétaires ne sont pas pressés de vendre à un prix qui ne leur convient pas. Cela dit, certains produits trouvent preneurs très rapidement. Nous avons récemment vendu un F3 de 70m² dans l’hypercentre de Cherbourg en deux mois. Le vendeur en demandait 120 000 euros, il s’est négocié, symboliquement, à 110 000 €. On était proche du prix de marché, et le centre de la ville reste l’un des coins les plus dynamiques, où les transactions se nouent généralement plus rapidement qu’ailleurs.

Quels sont les autres quartiers actifs ?

Bruno Lemenand : Les appartements du centre ville et les maisons familiales du quartier de la Bucaille restent parmi les plus recherchés. Hors de Cherbourg-Octeville, la commune d’Urville-Nacqueville, en bordure du littoral, est également très appréciée. Cela dit, même dans ces quartiers, l’activité reste très inférieure à ce qu’elle était avant la crise. Le marché, dans son ensemble, pâtit notamment des difficultés des primo-accédants, qui ne bénéficient plus du PTZ [prêt à taux zéro, recentré sur les seules transactions neuves, ndlr] et font face au durcissement des conditions d’octroi de crédit des banques. Or, comme Cherbourg est avant tout un marché de résidences principales, si les primo-accédants ne peuvent plus acheter, c’est le marché dans son ensemble qui est grippé…

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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