Grenoble
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InterviewInterviewjeudi 27 septembre 2012 à 09h12

"Les biens les plus chers ne trouvent plus preneur"


L'agence Laforêt Grenoble
L'agence Laforêt Grenoble
L'agence Laforêt Grenoble (©Google Street View)

Michel Gamby, responsable de l’agence Laforêt, dans le centre de Grenoble, décrit pour LaVieImmo.com un marché « difficile », entre des acquéreurs plus rares et regardants qu’il y a quelques mois, et des vendeurs encore souvent déconnectés de la réalité.

(LaVieImmo.com) - Comment décririez-vous le marché immobilier grenoblois ?

Michel Gamby : Cela fait plusieurs mois que la situation est difficile. Les acquéreurs sont devenus très prudents et les vendeurs, qui n’ont pas tous intégré le fait que le marché n’était plus aussi porteur qu’il a pu l’être il y a quelques années, ont souvent tendance à surestimer la valeur de leur bien. Logiquement, les transactions se font plus rares et les délais de transaction s’allongent…

Combien de temps un bien reste-t-il en moyenne en vitrine ?

Michel Gamby : C’est très variable. Un bien mis au bon prix – parce qu’il y en a ! - peut trouver preneur très rapidement. Par exemple, nous avons vendu en quelques semaines à peine deux appartements situés dans une résidence du quartier de l’ïle-Verte, un 4 pièces de 63 m² à rafraîchir et un 3 pièces de 58 m² entièrement refait à neuf. Sans être ce qu’on peut appeler des biens de standing, ces deux logements sont idéalement situés et leur prix, de l’ordre de 150 000 euros, correspond au budget moyen des primo-accédants. Ce qui fait la différence, c’est le prix. Les appartements construits dans les années 60, sans aucun confort thermique ni phonique, ne se vendent plus à plus de 2 000 euros du mètre carré, même s’ils sont très bien situés. Les budgets se resserrent et les acheteurs sont très regardants sur la qualité ou l’ampleur des travaux qu’il leur faudra éventuellement réaliser. Les vendeurs qui ne prennent pas cela en compte risquent d’attendre de nombreux mois avant de vendre leur bien.

Y a-t-il un prix maximum au-delà duquel les transactions ne se font plus ?

Michel Gamby : Les acheteurs les plus actifs restent les primo-accédants et les petits investisseurs désireux de réaliser une opération immobilière avant la disparition du dispositif Scellier. Dans ce contexte, on dépasse assez rarement la barre psychologique des 200 000 euros. Les grands appartements et les maisons familiales, forcément plus chers, sont moins recherchés. Par exemple, cela fait plus d’un an que nous avons en catalogue un appartement de type haussmannien de 129 mètres carrés, très beau et très bien situé mais, à plus de 300 000 euros, trop cher pour la plupart des acquéreurs. Même après une baisse de près de 10 %, nous n’avons toujours pas reçu une seule offre…

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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