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COP21 : près de Rennes, un nouvel écoquartier exemplaire

L'écoquartier des Courtils, à Hédé-Bazouges (Ille-et-Vilaine)

L'écoquartier des Courtils, à Hédé-Bazouges (Ille-et-Vilaine) - www.hede-bazouges.fr

Un lotissement écolo, sorti de terre en 2005 dans l'agglomération de Rennes, fait figure d'exemple à suivre à l'approche de la COP21. Ses maisons bioclimatiques, composées de matériaux de construction respectueux de l'environnement, battent des records de faiblesse de consommation en énergie.

Coiffées de panneaux solaires, les maisons bioclimatiques du lotissement écologique à Hédé-Bazouges (Ille-et-Vilaine), l'un des tout premiers en France, ont donné un coup de vieux aux quartiers énergivores construits au cours des dernières décennies.

Lancé en 2001 par la municipalité et sorti de terre en 2005, le lotissement des Courtils, qui compte une trentaine de maisons, a bousculé les codes en bannissant parpaings et PVC, et en imposant cuves de récupération d'eau de pluie et production d'eau chaude solaire. Mieux : "les gens sont allés bien plus loin" que ce qu'imposait le cahier des charges, en utilisant massivement des matériaux de construction sains et peu gourmands en énergie, une démarche unique à cette échelle en milieu rural, souligne à l'AFP Julie Barbeillon, rédactrice en chef de la revue "La maison écologique". Un bâti exemplaire au fait des enjeux écologiques qui seront discutés lors du sommet sur le climat à Paris (COP21), qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015 au Bourget.

Maisons enduites de terre, isolées au chanvre ou... aux plumes de canard

Orientées plein sud, les maisons construites - soulignons-le, dans une liberté architecturale totale - sont en bois, en briques, enduites de terre, et isolées avec de la ouate de cellulose, du chanvre, de la paille, voire des plumes de canard. Et, bien plus souvent qu'ailleurs, elles sont équipées de toilettes sèches, selon Mikaël Tardif, un habitant du quartier où, dans les jardins, potagers et bacs à compost cohabitent avec les herbes folles.

Avec ses fossés drainant les eaux de pluie, ses haies bocagères et ses sentiers, le lotissement a également marqué une rupture en matière d'aménagement paysager, selon Julie Barbeillon. Ultime touche "verte" supplémentaire, contrairement aux lotissements hérités des Trente Glorieuses, la place de la voiture y est restreinte : les garages sont regroupés par quatre sur des placettes et les visiteurs invités à se garer au "Verger", un parking extérieur.

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Avec AFP

André Figeard