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InternationalInternationallundi 27 juin 2011 à 09h43

L'immobilier haut de gamme à tout prix


La capitale, moins courue pour ses murs que pour la stabilité de l'euro ?
La capitale, moins courue pour ses murs que pour la stabilité de l'euro ?
La capitale, moins courue pour ses murs que pour la stabilité de l'euro ? (©dr)

Les acheteurs fortunés choisissent indifféremment la localisation pour un bien de luxe, « sans qu’il n’y ait de réelle préférence « de cœur », selon l’expert en immobilier Barnes. Leur choix se porte en fonction des fluctuations financières, ce qui aboutit à « une nette tendance à l'uniformisation des prix » entre Paris, Genève, Londres et New York.

(LaVieImmo.com) - Alors que le groupe Daniel Féau faisait état il y a quelques jours de l’omniprésence de particuliers étrangers sur le marché de l’immobilier de luxe parisien au-delà des 4 millions d’euros, Barnes montre que ces mêmes particuliers « internationalisent » le marché des biens haut de gamme. Dans ce qui est avec le temps « devenu un marché mondial » selon l’expert, les investisseurs immobiliers choisiront sans distinguer Paris, Londres, genève ou New York, pourvu que la monnaie qui y a cours se porte bien.

De 15 à 25 000€/m²

Les 345 biens « d’exception » mis sur le marché par Barnes - dont les prix de vente constatés vont de 15 000 à 25 000 euros par mètre carré -, se répartissent entre ces pays. Ainsi, le groupe met en vente une maison victorienne de 500 mètres carrés avec jardin pour 30 000 euros le mètre carré à Knightbridge, un luxueux quartier de Londres. Mais encore un duplex de 600 mètres carrés à Cannes, avec 400 de terrasse, pour 17 millions d’euros ; ou encore un penthouse face à Central Park, à Manhattan, à 21 500 euros par mètre carré.

+5 % en six mois

La capitale n’est pas en reste, le prix des « biens immobiliers de qualité » ayant connu en 2010, selon Barnes, « une augmentation de plus de 20 % ». Une tendance qui s’est maintenue et même amplifiée au premier semestre 2011, l’expert note une légère augmentation de l‘ordre de 5 % sur les six premiers mois de l’année. Néanmoins, Barnes observe une augmentation des stocks parisiens, qui comptait 450 biens en 2010 alors qu’il en dénombre 577 un an plus tard.

Le report indifférencié des investisseurs conduit enfin à une uniformisation de certains marchés, notamment au niveau des tarifs : « A Genève, les prix sont sensiblement identiques aux prix parisiens », conclut Barnes.

Léo Monégier - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 27/06/2011 à 22:00 par Ben voyons

    Vu le nombre d'articles publiés pour nous dire que le marché du luxe se porte bien alors qu'il intéresse d'après ce même article, quelques centaines de biens, on doit se demander si on essaie pas de détourner l'attention par rapport au marché normal. Serait-il bloqué ?


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