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InternationalInternationalmardi 20 novembre 2007 à 18h45

Les tensions sur le marché américain du crédit s'accroissent


(LaVieImmo.com) - Le retournement immobilier américain n’est pas achevé, « loin de là ».   Dans une note publiée la semaine dernière et consacrée aux « diffusion des restrictions sur le marché du crédit » aux Etats-Unis, Jean-Marc Lucas, économiste chez BNP Paribas décortique l’édition d’octobre du « Senior Loan Officer Opinion Survey », l’enquête que la Réserve fédérale américaine mène chaque trimestre auprès des banques en vue de cerner l’évolution des critères d’octroi des crédits et la tendance de la demande.   Dans le cadre de sa dernière enquête, la Fed a interrogé 72 institutions bancaires, dont 52 sont américaines.   Le premier enseignement que Jean-Marc Lucas tire de l’enquête concerne la diffusion des difficultés des segments à risques du marché immobilier résidentiel vers les compartiments moins risqués. La proportion d’institutions indiquant avoir durci leurs critères d’attribution atteint désormais 55.5% pour le segment « subprime », contre 56.3% en juillet. Sur le segment « prime », des crédits hypothécaires non risqués, on est passé en un trimestre d’une proportion de 14.3 à 40.8%.... « Autrement dit, l’enquête d’octobre suggère une contagion des difficultés du compartiment le plus risqué des crédits immobiliers vers les autres ». Cette contagion s’accompagne d’une réduction de la demande en provenance des ménages, phénomène clairement visible sur l’ensemble du marché immobilier et non seulement sur le marché risqué comme cela était précédemment le cas ».   L’immobilier commercial reste relativement épargné, malgré « des signaux défavorables » : 50% des banques interrogées ont durci leurs critères d’octroi de crédits immobiliers commerciaux, tandis que la demande rapportée est également plus faible que dans la dernière enquête. « Ces éléments soutiennent l’idée d’un fléchissement de l’immobilier non résidentiel, alors que cette composante est pour l’instant demeurée très bien orientée », note Jean-Marc Lucas. Le ralentissement de la croissance du PIB et de l’emploi laisse par ailleurs entrevoir une augmentation plus modeste des dépenses d’investissement en bâtiments.

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