Le Havre
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InterviewInterviewjeudi 18 novembre 2010 à 09h40

"Au Havre, c’est le pavillon qui a la cote"


Didier Delamare
Didier Delamare
Didier Delamare (©dr)

Didier Delamare est agent immobilier depuis 1978. Il est aujourd’hui directeur d’agence en plein centre du Havre. Il décrit un marché immobilier qui n’atteint pas les niveaux record des années 2005-2006, mais qui reprend tout doucement après la forte baisse due à la crise.

(LaVieImmo.com) - Comment se porte le marché immobilier havrais ?

Didier Delamare : Il est plutôt stable. Il y a de la demande et pas mal d'offre, et un bien trouve preneur en un mois, en moyenne, dès lors qu'il est mis en vente au prix du marché . Les vendeurs ont tendance à surévaluer leur bien, c'est humain, mais ils ne tardent pas à se rendre à la réalité du marché.

Qu’est-ce qui se vend le mieux sur Le Havre ?

Didier Delamare : Depuis quelques mois, on note la présence d'investisseurs parisiens. Ici, ils peuvent acheter un immeuble pour 500 000 euros, avec une dizaine de logements de 2 ou 3 pièces qui partiront vite. En ce qui concerne les particuliers, les pavillons partent très bien, de 70 à 100 mètres carrés. Il y a une forte demande pour ceux en dessous de 200 000 euros. Même ceux à 150 000 euros avec des travaux se vendent bien, notamment grâce aux primo-accédants. Les quartiers les plus demandés sont ceux de Sanvic, Sainte-Cécile, Saint-Vincent, Sainte-Adresse aussi. Le choix se porte d’abord sur l’environnement. Là où il y a un peu de terrain, de verdure et surtout de calme. Mais nous sommes confrontés à un dépeuplement de la ville, les gens allant de plus en plus dans la proche banlieue, du côté d’Octeville ou Montivillers.

Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Didier Delamare : La première raison réside dans un individualisme croissant. Les gens souhaitent de moins en moins la proximité de voisins. Ensuite, le coût très élevé de la taxe d’habitation et de la taxe foncière en ville n’est pas étranger à ce phénomène. Les jeunes couples notamment quittent Le Havre pour aller s’installer aux abords de la ville. La qualité des logements rentre aussi en compte. Beaucoup n’ont pas été refaits ou réhabilités depuis les années 70. Alors aux immeubles sans ascenseurs et donc, peu pratiques, se rajoute la mauvaise isolation des bâtiments qui ne sont plus aux normes.

Propos recueillis par Nastasia Desanti - ©2016 LaVieImmo
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